Critique de Hitman 2016

Sorti en version définitive Plus-Plus courant 2018, développé par Io Interactive et édité par Warner Bros sur PS4, Xbox One et PC. D’un poids de 65 GO. Critique basée sur une version PS4 achetée par mes soins.

Hitman Jaquette.jpg

Lors de son annonce, ce Hitman 2016 m’avait littéralement refroidi. Episodique, vendu épisode par épisode. Tout de suite, j’ai passé mon chemin malgré avoir réellement adoré Blood Money et Absolution. Néanmoins, en deux ans, les choses suivent son cours et force est de constater que le genre infiltration est à la peine sur cette génération de console. Point de nouveau Splinter Cell, un Ghost Recon dégueulasse au possible, Rainbow Six Siège devenu multijoueur et un dernier MGS pondu dans la douleur (bisous bisous Konami…), il ne reste (hélas) plus que ce bon vieux Hitman pour proposer une grosse dose d’un genre que j’affectionne particulièrement. C’est en étant (un peu) résigné que je me suis procuré une version définitive, qui n’en a que le nom, éditée par Warner Bros (et non pas Square Enix, les coups de couteaux dans le dos, ça se paye cash), pratiquement deux ans après la sortie, morceau par morceau, des nouvelles aventures de l’Agent 47.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181205185405

HITMAN™ - Definitive Edition_20181205185513

Tout d’abord, au niveau du scénario, sachez que cette version de 2016 se passe bien avant le précédent épisode Absolution, en 1999 pour être précis, seulement dans son tutoriel puisque par la suite, on comprend juste que les événements arrivent à peu près à notre époque sans jamais situer exactement l’année. Tout débute même par un petit entraînement, histoire de jauger un peu 47 et nous même au passage. Une carte assez petite, qui sert d’amuse gueule mais l’occasion de voir qu’il y a beaucoup de pnj. Et encore, ce n’est rien vis à vis de la suite des réjouissances. Votre objectif sera d’éliminé une, deux ou plus de cibles sur chaque carte, le tout dans un scénario (très) en retrait. Du moins dans le contenu principal puisque Hitman est bourré de choses annexes comme les contrats escalades, les contrats temporaires et les « elusives targets » (d’ailleurs au passage, elles sont tellement elusives de target que dans la version définitive de Warner, pouf j’ai payé pour ne pas avoir le droit de m’y frotter…). Bref, niveau contenu, il y a de quoi faire sur 7 cartes dans 7 destinations aussi différentes les unes des autres et toutes aussi magnifiques et gigantesque les une que les autres.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181205205712

HITMAN™ - Definitive Edition_20181206163116

Au niveau de ces destinations, les voici : Terrains d’entrainement de l’ICA (sur deux petites map, un yacht et une base russe), Paris en France, Sapienza en Italie, Marrakech au Maroc, Colorado aux Etats Unis, Bangkok en Thaïlande et Hokkaïdo au Japon. Des cartes variées, tant en terme de level design que de paysage et qui, d’un(e) joueur(se) à un(e) autre sera sa préférée ou non. Pour ma part, j’ai un petit faible pour Paris et Sapienza. Votre objectif, je l’ai dit plus haut, sera d’éliminé vos cibles et ce dans la manière que vous aurez choisi. Vous avez donc carte blanche ainsi qu’être complètement lâché avec vos objectifs du moment. Mais alors que le jeu aurait pu vous perdre, Io Interactive à prévu des « opportunités », un système qui permet d’avoir un plan en cas de doute sur la manière de faire. Par exemple, à Paris, vous pouvez littéralement prendre la place d’un mannequin vous ressemblant étrangement (comme par « hasard »…), faire le mannequin afin de garder votre identité intacte et vous approcher de l’une de vos deux cibles dans le plus grand des calmes, tout en gardant votre identité. Quand à l’autre cible, étant donné sa difficulté à emmener dans un endroit isolé, il faudra aussi trouver une autre opportunité. Ou non d’ailleurs et c’est là, la grande force de ce cru 2016. Vous êtes réellement libre d’agir comme bon vous semble à n’importe quel moment, du moins en apparence. D’ailleurs, histoire de vous stimuler ou de vous trouver une excuse à une méthode d’élimination particulière, sachez qu’il y a un système de défi sur comment éliminer vos cibles. Par exemple, les défis de vous débarrasser de vos cibles en les empoisonnant, en les noyant dans la cuvette des toilettes, ou que sais-je encore, c’est possible. Ces fameux défis vous rapporteront des points inhérent à la carte en elle même, débloquant alors des lieux de départ et/ou des costumes afin de débuter infiltré.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181206164714

HITMAN™ - Definitive Edition_20181205211940

En terme de liberté donc, sachez que ça pourrait perdre une partie des joueurs-joueuses mais que les fameuses opportunités peuvent être d’une grande aide. Au passage, sachez que les cartes sont toutes réellement grandes et qu’il vous faudra quelques heures afin de les apprendre pratiquement par cœur. En effet, il m’a fallu quand même deux ou trois essais avant de réussir chacune de mes cibles sur chacune des cartes. Le temps de découvrir la carte, de comprendre comment j’allais m’y prendre et surtout si une sortie après chaque contrat était possible ou non. Bref, avant de réussir mon coup, j’ai veillé à pas me retrouver dans une merde pas possible et surtout sans me servir de mes armes à feu. Néanmoins, en terme de modus operandi, j’ai été « gêné » par quelque chose d’assez contrariant pour un joueur comme moi qui aime l’infiltration « choc ». Je parle bien sûr des costumes qu’il faudra de toute façon adopter presque immédiatement. Je m’attend à ce qu’on me sort que c’est le but de Hitman, et que le fait de se déguiser en tel et en tel fait partie de la saga mais quand même, devoir obliger le joueur à se déguiser en telle fonction, sans oublier de cacher le corps sinon, ça chie dans le ventilo, c’est un peu embêtant. On nous dit que nous avons carte blanche pour faire le boulot mais d’un autre côté, nous sommes un peu obligé de nous déguiser si on ne veut pas que ça se barre direct en sucette. Si vous ne le faîtes pas, sachez que certaines zones vous seront interdites en apparence. Le fait de se déguiser vous permettra d’y accéder mais vous pouvez toujours trouver une autre solution, au risque conséquent que ça se barre en couilles, avec un Agent 47 avec une faible barre de vie (trois-quatre balles dans le buffet et c’est le Game Over). C’est un peu l’un des paradoxes de la saga Hitman mais soit, pourquoi pas après tout.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181206193355

HITMAN™ - Definitive Edition_20181206191520

En terme de scénario, il faut comprendre que vos cibles prioritaires dans la campagne principale font partie d’un large tableau, mis en scène à travers des cinématiques après chaque cartes. En terme d’écriture, c’est plutôt basique, quoique assez intéressant mais très en retrait. En effet, le plus important dans ce Hitman est avant tout son contenu, ses missions et ses cartes. Le reste sert plus d’excuse pour certain(e)s joueur(euse)s sans forcément être très important. Au contraire d’Absolution donc, qui jouissait d’une mise en scène avec un scénario prenant le pas sur le reste. Vous êtes avant tout ici pour les cibles, en changeant à chaque fois sur votre manière de faire, afin de jouer et rejouer encore et encore sur vos cartes préférées ou non. Pour ma part, je n’ai pas tout fait, je me suis avant tout concentrer sur la campagne principale ainsi que le contenu en plus mais sans réellement chercher à recommencer 1 millions de fois. Mon temps de jeu sera donc « moindre » par rapport à un fan absolu par exemple, qui pourrait sans aucun problème y mettre plus d’une centaine d’heures sans se rendre compte de son temps de jeu. Je n’ai pas vraiment chercher mon nombre d’heures puisque je m’en moque un peu mais sachez que j’ai dû faire au moins les 7 cartes de la campagne principale 1 à 2 fois, non pas pour le plaisir, mais pour bien fouiller sur comment j’allais m’organiser, histoire de faire le moins de morts possible en réussissant chaque cibles le plus proprement possible. J’ai joué « normalement » sans rusher ni compter mon temps de jeu. Néanmoins, sachez que mes débuts, notamment sur la carte de Marrakech m’aura exiger environ 6 ou six rechargement de sauvegardes puisque l’agencement de la map ainsi que des zones « libres » et « occupées » m’auront légèrement titiller le fondement.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181209190926

HITMAN™ - Definitive Edition_20181210192958

En sachant cela, ce Hitman 2016 me déçoit sur certains points et m’a ravi sur d’autres. Sur la question de l’infiltration, il faut savoir que je suis plus de l’école Splinter Cell, hé oui encore lui. En ce sens, l’infiltration que prône Hitman, ici sublimée comme au temps d’un certain Blood Money, m’a quelque peu vraiment saoulée par moment, avec ses codes propres, l’obligation de prendre un costume spécifique pour avancer (ou on peut toujours la faire bourrin mais ça n’ira pas très loin, je vous le dit) et l’encadrement de l’expérience (on vous fait croire que vous êtes libre de le faire à votre sauce mais pas vraiment en fait), c’est quelque chose qui m’horripile un tantinet, même si le fait d’être cérébral fait que je n’ai pas lâché l’affaire tout de suite et que j’ai poussé un max. D’ailleurs, c’est en partie pour l’IA réactive et pas si conne que ça qui m’a fait tenir l’expérience puisque cette dernière est capable de fulgurances assez étonnante et qui peut parfois être déroutante. Bref, ce qui est sûr, c’est que le défi « assassin fantôme », il se mérite un peu beaucoup, croyez moi.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181219172318

HITMAN™ - Definitive Edition_20181219174819

Au niveau du contenu et je ne parlerais que de la Version Définitive éditée par Warner Interactive que j’ai acquis, il faut savoir que tout le contenu n’est pas présent sur le Bluray, héééééé oui. En effet, il a fallu que je télécharge via un code sur le flyer la carte Hokkaïdo et les épisodes bonus. Ce qui signifie que si vous souhaitiez vous prendre la même version en occasion, sachez que vous n’aurez pas la saison 1 complète. Pour une version définitive, c’est peu orthodoxe, mais soit pourquoi pas après tout. Un petit mot sur les Elusives Target et malgré le gros message présent derrière la boîte m’indiquant qu’en effet, il est tout à fait « normal » de ne pas y avoir droit, hé bien, sachez qu’en achetant, comme moi, le jeu maintenant, soit deux ans après sa sortie, que nous n’avons pas droit aux Elusives Target, c’est comme ça, hé oui nous les salauds de pauvres, fallait que nous achetions le jeu en démat à sa sortie début 2016 plein pot. Encore une fois, peu importe que c’est effectivement indiqué derrière la jaquette, je m’en moque un peu et j’en tiens rigueur. J’ai payé le jeu légalement, il n’y a aucune raison pour que je soit privé d’une partie du contenu prévu. Imaginez acheter une saison d’une série en bluray deux ans après sa sortie et qu’il vous manque une partie (importante) de la saison, peu importe la raison, c’est singulier cette histoire, non ?

HITMAN™ - Definitive Edition_20181228194000

HITMAN™ - Definitive Edition_20181228194425

Graphiquement parlant, ce Hitman 2016 reste quelconque. Ce que j’insinue, c’est qu’il n’est pas moche mais qu’il est pas vraiment beau en même temps. Il a quand même le bon point de ne pas avoir vieilli, parce que oui trois ans, dans le JV, ça passe vite, c’est toujours ça de pris. Certains effets de lumières sont encore maintenant absolument magnifiques alors que les visages ou même les cinématiques entre chaque épisode, c’est très générique. Bref, comme je l’ai dit, graphiquement parlant ce Hitman 2016 ne souhaite pas rester en mémoire pour ça.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181228204305

HITMAN™ - Definitive Edition_20181228210331

Aucun bugs, aucun freezes, aucun ralentissements, mon expérience s’est très bien passée de ce côté là, il faut le préciser. Néanmoins, ce Hitman 2016 à la magnifique idée, si on peut le dire comme ça, de supporter le mode hors ligne et en ligne. Mais sachez que le mode hors ligne ne sauvegarde absolument pas vos défis fait sur une carte, hé oui, c’est singulier quand même. Donc si vous ne jouez pas connecté, tout ce que vous ferez sur une carte comptera pour peanut. Au final, l’amour c’est vraiment un truc d’aveugle, puisque personne n’a parlé de ce système.

HITMAN™ - Definitive Edition_20181219181148

Ce que j’ai aimé :

  • 7 cartes pour 7 destinations différentes, toute aussi travaillées et magnifiques
  • Ce bon vieux 47
  • Certains effets de lumières, c’est parfois vraiment beau
  • L’intelligence artificielle parfois
  • Une grosse durée de vie pour qui aime faire, refaire, re-re-refaire tout le temps la même chose en changeant son modus operandi (ce qui n’est pas mon cas)

Ce que j’ai moins aimé :

  • Un vrai leçon de discrétion de la part du scénario
  • Cette Version définitive by Warner au trois-quart complète et qui se permet aussi d’amputer du contenu comme ça lui chante, comme ça, pour le plaisir
  • Une vraie-fausse liberté d’agir comme on l’entend, au moment où on le souhaite, c’est particulier « cte n’affaire »
  • Sans connexion internet, vous l’avez dans le *censuré*, ça aussi c’est particulier
  • Graphiquement inégal
  • Très répétitif quand on l’a fait une première fois

Verdict

Alors que le genre infiltration vit ses dernières heures sur cette génération, seul un irréductible gaulois réfractaire assassin continue son petit business. Calibré pour ses fans de la première heure, ce bon vieux Agent fourty-seven nous propose une première saison bien foutue en apparence. Malgré de très bonnes qualités, Hitman 2016 ne me cible pas du tout, moi étant avant tout de l’école Splinter Cell. Pas sûr de vouloir me faire la suite sorti en novembre 2018 même si hélas, si je veut ma dose d’infiltration, je ne dois plus compter que sur la saga chère dans le cœur de IO Interactive…

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une Version PS4 commerciale achetée par mes soins.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s