[Retour Sur] La trilogie Gears Of War

Après un gros article sur la trilogie Resident Evil 4, 5 et 6, voilà qu’une autre trilogie se voit offrir un petit moment sur le blog. On va parler de la trilogie Gears Of War. C’est donc parti pour une rétrospective sur l’une des licences fortes chez Microsoft. Pourquoi j’aime la trilogie Gears Of War et son univers ? Réponse dans un article sentant bon la tripaille de locustes.

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Etant donné que la trilogie à pas mal d’années d’existence maintenant, je considère que je peut spoil à l’envie, vous êtes donc prévenu. Gears Of War 4 à droit à sa propre critique à venir après la sortie de cet article.

Gears Of War (2006) et Gears Of War Ultimate Edition (2015)

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A l’origine prévu comme une démo de son moteur graphique Unreal Engine 3, le studio Epic Games et Cliff Bleszinski ont développés pour Microsoft une saga totalement inédite qui a quand même fait son petit effet lors de sa sortie en 2006. C’est ainsi que le 1er volet de Gears Of War verra le jour sur Xbox 360 le 17 novembre 2006.

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Le background

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Gears Of War jouit d’un univers fort, malheureusement desservi par une écriture un peu bancale, qui même après avoir fini le 1er opus, reste réellement nébuleuse. Gears Of War raconte donc l’histoire de la planète Sera, que nous pouvons quand même identifier à notre planète Terre à nous. La situation géo-politique mondiale fait que les gouvernements s’entre déchire sur la question énergétique pour les dernières gouttes de pétrole, mais voilà qu’une découverte vient tout chambouler. Un nouveau carburant est découvert et il changera radicalement la donne. Au petit nom d’Imulsion, ce dernier sera le point de départ des guerres dîtes « pendulaires » où les gouvernements de la planète Sera vont littéralement se foutre sur la gueule, histoire de récupérer le sésame. Après 77 ans de conflits, une nouvelle menace vient alors renverser la table. Cette menace, qui vient des entrailles de la planète, forceront les gouvernements à signer une paix fragile et se regrouper sous la bannière de la Coalition des Gouvernements Unis (CGU). C’est ainsi que la CGU se battra férocement contre les Locustes, des êtres intra terrestres d’une brutalité et d’une puissance, basée sur le nombre, incommensurable. Alors que Sera est déjà en ruine, dû aux conséquences des Guerres Pendulaires, voilà que le conflit entre les humains et les locustes va aggraver la situation d’une planète pratiquement morte. Appelé Jour de l’Emergence (Jour-E), une nouvelle guerre éclate et cette dernière est pour ainsi dire littéralement le conflit ultime.

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Le scénario

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Nous sommes 14 ans après le Jour-E. Tapi dans l’obscurité de sa cellule et avec pour seul voisins des rebuts qui n’ont qu’une envie, c’est de lui arracher le corps en morceaux, que Marcus Fénix purge sa peine. Condamné à 40 ans d’emprisonnement pour haute trahison durant une bataille décisive contre les locustes, ce dernier se voit alors grâcié et est libéré par son meilleur ami, Dominic Santiago. Redevenu simple soldat, Marcus Fénix rejoindra l’escouade Delta commandée par le Lieutenant Kim. Sous les ordres du Général Hoffman et dirigée à la radio par Anya, l’escouade Delta est le renfort de l’escouade Alpha qui avait pour mission de transporter le Résonateur, une machine capable de cartographier les tunnels locustes. Sauf que l’escouade Alpha est tombée dans un piège des locustes et se sont fait défoncés. Avec pour seuls survivants Damon Baird et Augustus « Cole Train » « Numéro 83 » Cole, ancien joueur de Trashball (l’équivalent du football américain en plus violent), Marcus, Dom, Baird et Cole vont devoir accomplir la mission assignée. Sauf qu’au passage, rien ne leur sera épargnés et ils vont devoir se battre contre une nuée de locustes, un certain général Raam, des krylls (des insectes nocturnes mortels si on ne se réfugie pas dans la lumière) et trois reines Berserker pendant les 5 actes que constitue ce 1er volet. De plus, les ressentiments des uns avec les autres (par exemple, Baird ne supporte pas Marcus, encore plus quand ce dernier est promu Sergeant quand Kim meurt), ou que Cole et Baird ne sont pas trop fan des fréquentations de Dom, qui s’est acoquiné avec les parias dans un but précis. Bref, une sorte de road trip post apocalyptique entre soldats, entrecoupés d’échanges de coups de feux contre des locustes et d’exploration flippante dans une usine de forage abandonnée. Se concluant sur un combat de boss assez spectaculaire (même si foutrement chiant), ce premier opus d’une future grande IP reste plaisant à parcourir, grâce notamment à une ambiance de groupe assez légère et des combats assez spectaculaire. Néanmoins, à l’époque de sa sortie, ce 1er opus avait des ratés au niveau de sa mise en scène et pire, l’enjeu (cette histoire de résonateur est beaucoup plus importante pour la CGU que ce que le jeu nous explique en réalité) et le contexte était mal expliqué, mal posé, ce qui avait pour conséquence de perdre certains joueurs durant l’aventure. De plus, Gears Of War peut rebuter certaines personnes, réfractaire à incarner un soldat recevant des ordres (beh oui, à aucun moment Marcus ne remet en doute les ordres donnés par Hoffman et Anya). Bref, à l’époque, le JV qui fait maintenant preuve d’une certaine maitrîse d’écriture et de mise en scène, n’existait pas encore.

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Un gameplay qui deviendra une référence dans le genre TPS

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En 2006, quand Gears Of War est sorti, j’avais pris une énorme claque rien qu’avec son gameplay. Un cover TPS shooter, jouable en solo et/ou en coop en ligne ou local, avec un scénario totalement inédit même si perfectible, ça m’avait fait un gros effet, à tel point que j’avais réussis à faire Gears Of War en dément tout seul comme un grand (même si le boss de fin fût bien compliqué). Bref, tout ça pour dire que le gameplay de Gears Of War à rejoint le panthéon des gameplay culte, comme un certain Resident Evil 4 en son temps. Rien que Mass Effect par exemple, s’en est inspiré. Même si Marcus peut paraître « lourd » dans ses déplacements, le fait de devoir se mettre à couvert contre une paroi en appuyant sur une touche, de pouvoir tirer à l’aveugle et de recharger en plein milieu d’une intense fusillade, ça à un petit côté spectaculaire et très grisant. De plus, il y a un petit côté stratégique qui se met en place, encore plus criant quand on y joue en coop, on peut littéralement créer des stratégies de contournement ou pendant qu’un joueur recharge, l’autre tire sur les locustes et ainsi de suite.

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Le remake HD de 2015 du studio The Coalition

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Développée par Epic Games depuis 2006, la licence Gears Of War est rachetée par Microsoft et confiée à un studio spécifique au doux nom de The Coalition (d’ailleurs, Microsoft à fait pareil pour sa série Halo, développée maintenant par le studio 343I). Bref, avant de nous proposer son Gears Of War 4, The Coalition sortira en 2015 un remake HD de Gears Of War, absolument magnifique, tant la remise au goût du jour est fait à la perfection. Comparer le 1er Gears de 2006 et son remake hd de 2015, c’est se rendre compte que l’écriture du scénario et des personnages n’a absolument pas vieilli mais que la mise en scène vidéoludique à elle évoluée dans le bon sens. Je prend pour exemple quand le Résonateur et Baird est récupéré pour le premier et sauvé pour le second et que ce dernier l’attache solidement dans le dos de Cole, une scène absente de la version de 2006 et qui est vitale dans le récit, ainsi que le nouvel acte rajouté vers la dernière heure de jeu, juste avant le final, où l’escouade se retrouve bloquée à un pont et devront se battre contre un gros machin bien vénère. Ce passage est lui aussi obligatoire dans le récit, histoire de ne perdre personne dans le fil de l’histoire. Et puis, d’un point de vue purement graphique, ce Remake assume franchement son rôle, tant Gears Of War est remis au goût du jour (de 2015, soyons précis) et est purement magnifié. Bref, si vraiment vous deviez découvrir la licence, orientez vous vers cette version, vos yeux vous diront merci. Et pas que vos yeux d’ailleurs. The Coalition à fait en sorte de gommer toute les zones scénaristiques nébuleuses ou pouvant rendre confus le joueur ou la joueuse. Bref, autant graphiquement que scénaristiquement, ce Remake HD est exceptionnel à plus d’un titre et c’est assez rare que je le dise mais je vous le conseil vivement, que vous découvriez ou non la saga.

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Gears Of War 2

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Sorti le 7 novembre 2008, toujours en exclusivité sur Xbox 360, Gears Of War 2 prend place 6 mois après les évènements du 1er opus. Alors que la CGU pensait que son plan qui signait la fin du 1er épisode aurait pour conséquence la fin des locustes, c’est tout le contraire qui arriva. Toujours vivante, la Reine Locuste galvanise ses troupes et les jettent dans un plan audacieux : engloutir toute les villes autour de Jacinto, le dernier bastion des humains et achever l’ennemi. Sauf que la CGU n’en a pas fini aussi et décide non pas de se laisser faire mais d’y aller franco et ça se traduira par envoyer des troupes sous Terre, chez les Locustes. Le combat change et les humains ont décidés d’aller se battre sur les terres des locustes. Au programme, c’est simple, des environnements sous Terre absolument magnifiques et variés, avec beaucoup plus d’action que le précédent opus et enfin, quelques scènes fortes en émotions (je peut vous dire que même dix ans après, la scène entre Dom et Maria est l’une des scènes qui me brise encore le coeur), qui nous font réfléchir un tantinet. Un scénario surprenant, d’une écriture remarquable, ponctué par quelques dialogues savoureux et acoompagné par une bande son tout simplement magistrale, ce Gears Of War 2 est le modèle à prendre en exemple quand on parle d’une suite réussie. Je considère ce second opus comme l’un des meilleurs JV de tout les temps, rien que dans son solo, tant il frôle la perfection. D’ailleurs, Gears Of War 2 ne fait pas que nous raconter une histoire savamment maitrisée, il révèle aussi le fin mot de l’histoire en ce qui concerne les locustes et leur subite envie de sortir de la Terre. Ces derniers sont en guerre bien avant avant que les humains de la surface ne l’étaient contre eux (même si les guerres pendulaires étaient déjà bien au programme). Mais en guerre contre qui ? Contre les Lambents. Et les lambents, qui ne sont « que » des locustes tombés dans l’Emulsion enfants, veulent les profondeurs pour eux, s’attaquant donc contre leur congénères non luisants. Comme quoi, la guerre, ça se tient à pas grand chose, même si encore une fois, on notera le parallèle entre les humains et les locustes (les deux races se sont battus pour l’émulsion, hé oui). Jusqu’alors, le scénario nous laissait croire que les locustes attaquaient les humains pour juste foutre le bordel, finalement il n’en est rien. Cette justification transforme littéralement la saga en ce qui me concerne. Tout est posé, tout est scénarisé et enfin Gears Of War n’est plus qu’un simple TPS cover shooter no brain. Gears Of War est une oeuvre intelligente, beaucoup plus qu’elle ne laisse paraître sous ses apparences de JV de tir, en évoquant la guerre et ses conséquences, l’amour, l’amitié entre frères d’armes, de courage et d’abnégation. Toute ces valeurs sont ainsi mises en scènes pour les deux camps, humains comme locustes, notamment avec la Reine qui galvanise ses troupes.

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Un gameplay revu à la hausse

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Et Gears Of War 2 ne développe pas que son univers, il en profite pour rehausser la qualité de son gameplay en ajoutant une tonne de nouvelles choses comme par exemple, la possibilité d’attacher une grenade dans le dos d’un locuste, ou même d’en faire un piège, fixée contre une paroi. Au passage, on peut aussi faire un duel de tronçonneuse-lanzor contre un locuste (à condition qu’il ait aussi un lanzor). L’ajout aussi de succès interne, avec par exemple, l’objectif de buter 200 000 locustes, oui rien que ça. Je ne vais pas non plus tout lister mais le gameplay de Gears Of War 2 est tellement bien foutu, que ça en devient un petit plaisir de salaud que de se farcir une tripotée de locustes.

Gears Of War 3

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Sorti le 20 septembre 2011, toujours sur Xbox 360, Gears Of War 3 se doit de concluer une saga en beauté. Il le fait, d’une certaine manière. Nous sommes deux ans après la fin de l’épisode précédent. Jacinto n’existe plus, la CGU disloquée. Marcus, Anya, Baird, Dom, Cole et d’autres personnages vivent à présent sur le Souverain, un cargo livré à lui même après le départ de l’ancien président Prescott et le Colonel Hoffman. Mais alors que la vie était rythmée par les cultures de légumes, les sorties en ville pour des vivres et la vie simple en temps de paix, un élément déclencheur fera que Gears Of War 3 se lancera sur les chapeaux de roues, autant scénaristiquement qu’au niveau de l’action. D’ailleurs niveau révélations en tout genre, Gears Of War 3 le fait plus que bien et les enchaînent comme des perles, avec quand même le fait que le père de Marcus, Adam, est encore en vie, détenu depuis des années par le président Prescott. Et encore, ce n’est qu’une des révélations faites. Après s’être fait attaqué comme il le fallait par des lambents ultra vénère, l’ennemi principal de ce troisième opus, nos Gears, devenus paria, ont un nouvel objectif à court terme : sauver le colonel Hoffman et mettre la main sur les informations de la localisation d’Adam Fénix. Un long périple, qui nous fera affronter une flopée de locustes, toujours menés par la Reine Myrrah, décidément increvable, et qui se finira sur une baston sous forme de siège où se mêleront locustes et lambents. Une fusillade longue et éprouvante, spectaculaire et puissante qui place Gears Of War 3 sur un registre différent des précédents opus car une seule sensation prédomine cette première partie : le désespoir. De ma perception bien personnelle, c’est ce que j’ai ressenti, car par deux fois, la CGU et les Gears ont tentés de se débarasser des locustes, sans réussite. De plus, les lambents sont plus puissants, plus vicieux et surtout finissent tous par explosés à leur mort. Ce qui doit se passer dans la tête de ces soldats doit être terrible puisque ces informations autour d’Adam Fénix sont en quelques sorte le dernier plan, la dernière chance de l’humanité face à deux ennemis.

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Dans la seconde partie, le désespoir va s’accentuer jusqu’à atteindre un point de non retour : la perte d’un personnage très important. Le désespoir se transformera alors en rage de vaincre, de celle d’un lion acculé contre un mur et l’humanité, portée à bout de bras par Marcus et ses coéquipiers tenteront le tout pour le tout dans un tout dernier baroud d’honneur. Gears Of War 3 ne se finit pas comme on pourait espérer d’une saga à grand spectacle, dans le feu et le sang. Mais se finit de manière plus intimiste, certes sur une victoire, mais aussi d’ultimes révélations, qui achèveront la transformation de la trilogie. Une victoire certes, mais qui à eu un coût, qui a un coût. Elevé. En terme d’hommes. La toute dernière scène d’un homme victorieux mais brisé par des années de guerre est plus que touchante et conclut d’une manière inattendue une trilogie ultra spectaculaire. Une scène beaucoup plus profonde et beaucoup plus intelligente qu’elle ne laisse paraitre, à l’image d’une saga au début grand public et grand spectacle mais qui se révèle être plus intelligente que prévue. A l’époque, j’avais été, je l’avoue, légèrement déçu par Gears Of War 3. Mais en m’y replongeant quelques années plus tard, j’ai saisi toute la portée d’un troisième opus différent de l’opus précédent. Qui, à sa manière, est tout aussi culte que Gears Of War 2.

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Un gameplay avec quelques surprises mais qui se repose sur ses acquis du précédent opus

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Le gameplay n’a absolument pas bougé depuis Gears Of War 2. Outre quelque ajouts de nouvelles armes comme le One Shot, arme redoutable et quelques ennemis (outre les lambents) comme les Locustes en armure invincible aux balles (seuls les explosifs sont efficace), Gears Of War 3 se repose sur un gameplay devenu excellent pour se focaliser sur son scénario et ses phases de bastons. Rien à dire de particulier donc mais il fallait quand même le préciser.

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Gears Of War Judgement

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Développé conjointement par Epic Games et le studio People Can Fly, à qui l’ont doit un certain Bulletstorm, Gears Of War Judgement est sorti le 19 mars 2013, en exclusivité sur Xbox 360. L’histoire, et encore je reste très gentil, se déroule bien avant la trilogie. Soit 30 jours après le Jour E, funeste journée qui aura démarré la guerre contre les locustes. On y suit le Sergeant Damon Baird, Augustus Cole, Garron Paduk et la cadette des Gardes Onyx Sofia Hendrick. Ce petit quatuor à désobéi aux ordres du Colonel Ezra Loomis. Arrêtés et traduits en justice immédiate, ils vont devoir se défendre lors d’un procès sur-réaliste puisqu’à l’extérieur du palais de justice, les hordes de locustes déferlent sur les troupes de la CGU. C’est ainsi que nous suivrons les dernières heures juste avant ce procès à l’aide de flashbacks. On y incarne à tour de rôle les 4 soldats mais inutile de chercher de différence, le gameplay ne change pas.

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Un opus « fan service » non canon, qui surfe avant tout sur la facilité

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Gears Of War Judgement, c’est clairement l’opus inutile par excellence qui aura quand même coûté 60 millions de dollars, oui c’est pas rien. Il ne nous apprend rien sur le début de la guerre contre les locustes, pire il le sait très bien et mise tout sur son gameplay et ses gun fights. Un scénario prétexte, paresseux, écrit avec les pieds, bourré d’incohérences (sérieusement, faire un procès alors qu’il y a une guerre dehors ?) et surtout totalement en retrait de la trilogie. Gears Of War Judgement est la caution « fun » de la saga, celle où on dézingue du locustes à tour de bras sans forcément avoir besoin d’excuse scénaristique. Sauf que People Can Fly n’a manifestement pas du tout compris le principe du TPS Cover Shooter de la saga. En mode normal, j’ai dû me plaquer contre un mur une ou deux fois, tant il est pratiquement inutile de le faire, même en plein milieu d’une zone de combat avec surtout cette IA ennemie tellement conne qu’il était préférable, pour moi, de jouer en déplacements constant qu’en restant planqué (bon j’avoue, se promener au milieu des balles qui fusent avec un personnage qui fait trente huit tonnes, ça le fait quand même un ptit peu). De plus, les missions Déclassifiées, qui sont avant tout des défis de gameplay déguisés (par exemple, tels ennemis sont remplacés par d’autres bien vénères ou alors les locustes sont deux fois plus nombreux et etc etc), augmentent la difficulté des gunfights, offrant parfois des moments spectaculaire, même si ça tire inutilement sur la durée. Mais il ne faut pas s’y tromper car Gears Of War Judgement est avant tout l’opus du scoring et du beau geste, celui où il faut enchaîné les kills, les achèvements par terre tout en relevant son pote de cordée et les découpages au Lanzor (mention à l’IA alliée, qui au contraire des locustes d’en face est ultra réactive). En clair, ici le scénario, People Can Fly, il ne connait pas, mais aime bien quand vous fassiez des trucs de « ouf tavu bébé ». Néanmoins, même en partant avec des a priori très (trop ?) négatifs, j’en suis ressorti non pas satisfait mais indemne. Oui oui, indemne car Gears Of War Judgement n’est ni excellentissime ni merdique. Il est différent des autres opus. Là où la trilogie allie gameplay et scénario, Gears Of War Judgement se veut avant tout être un défouloir, même si l’identité de la saga en prend un léger coup de crosse sur le coin du museau, histoire d’accentué le fun d’une bonne grosse baston contre une bande de locustes bien moches et méchants. D’ailleurs, le solo de Gears Of War Judgement qui n’est qu’un enchainements de map comme si c’était en multi, sauf que c’est du solo, ne dure « que » 7-8 heures. Certains et certaines crieront à l’arnaque mais je considère qu’un opus sans scénario, misant tout sur le gameplay, qui le fait heureusement bien, à une durée de vie vraiment correcte, vraiment. En temps normal, j’aime l’adage « Plus c’est long, plus c’est bon », mais dans la vie parfois, il y a ce qu’on appel les exceptions à la règle. Hors ici, les expériences les plus courtes sont de temps en temps les meilleures.

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Cependant, en finissant la « campagne » de Judgement et en réunissant 40 étoiles (ça tombe super facilement, surtout quand vous faites les défis déclassifiés), vous débloquez une campagne additionnelle appelée « Les Conséquences ». Ca se passe durant Gears Of War 3, à un moment où Baird et Cole doivent se charger d’une partie du plan (chercher des renforts pour le duo) qui consiste à éradiquer une bonne fois pour toute les Lambents et les Locustes. Pour cela, ils partiront sur Halvo Bay, théatre jadis des évènements de Judgement 16 ans plus tôt. L’occasion de revoir une veille connaissance et de découvrir le funeste destin d’un des personnages qui nous aura accompagné durant les 7-8 heures du solo de Judgement. Et il faut bien avouer que cette campagne additionnelle comprise dans la galette (ce n’est donc pas un dlc, c’est quelque chose en plus) se révèle être supérieure en tout point à Judgement. Adieu le scoring, on revient à un Gears Of War tout ce qui a de plus normal. Scénarisé, mis en scène. La grosse heure que dure ce petit bout de solo se montre au dessus de ce que nous avons droit dans Judgement. Ce qui est assez extra ordinaire en soit.

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Pourquoi j’aime autant la saga Gears Of War ?

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Quand j’ai découvert Gears Of War, en 2006, j’ai de suite adhéré à l’univers mais surtout à son duo : Marcus et Dom. Deux soldats de la CGU contre des locustes ultra vénère (je n’oublie pas Cole et Baird, véritables joyeux lurons de la Delta Team), dans un gameplay de cover shooter qui faisait assez réaliste (beh ouais, c’est normal de se planquer contre un mur, au lieu de se promener sur un champ de batailles). Alors certes, le scénario était vraiment mince mais les phases de bastons étaient vraiment spectaculaire. Puis arriva le second épisode et là, ce fût le coup de foudre. Une suite démentielle, développé aux petits oignons, avec un scénario de fou et plein de nouveautés donnant envie d’y rejouer encore et encore. Gears Of War 3 m’avait légèrement déçu à l’époque de sa sortie, mais il faut bien avouer que quelques années après, 7 ans pour être précis, je n’avais pas tout les outils de compréhension qu’il fallait pour le juger correctement. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai du vécu me permettant de mieux le comprendre mais presque, d’une certaine façon. La trilogie Gears Of War tient une très grande place dans mon petit coeur de joueur, puisqu’elle fait partie des rares JV où je pourrais refaire une énième partie sans être lassé et c’est plutôt rare pour le signaler. Quand bien même, j’avais fait une bonne dizaine de fois la trilogie sur Xbox 360, la redécouvrir sur Xbox One avec la rétrocompatibilité, en attendant le 4ème épisode, est pour moi quelque chose d’assez extraordinaire, il faut bien l’avouer. Quand à Judgement, mis à part pour le gameplay qui mise tout sur le fun, je parlerais vraiment de cas à part, d’à côté optionnel, puisqu’il n’a pas beaucoup d’utilité dans la saga. Maintenant confiée à un nouveau studio qui s’est illustré dans un remake HD ultra fidèle tout en gommant toute les zones d’ombres scénaristique du 1er opus, la saga Gears Of War est de retour avec un 4ème opus qui va bientôt se dévoilé à moi, manette en mains, deux ans après sa sortie. Est-ce qu’il relance une saga que j’aime particulièrement ? Tout ça reste à voir…

*Article et screenshots réalisés à partir des versions 360 dématérialisée offertes par @Pikabsynthe et @LayloraneYona ainsi qu’une version Xbox One de Gears Of War Ultimate Edition achetée par mes soins.

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2 réflexions sur “[Retour Sur] La trilogie Gears Of War

  1. Superbe retour cher amis
    J’adores les articles retrçant l’histoire d’une SAGA
    J’avais pris un pied fou sur le 1 & 2 (quelle killer App à l’époque !) sur 360
    Et j’avais laissé de côté le 3 et le Judgement pour plus tard…et tout à coup nous étions passé a la next gen 😦
    Du coup ça me donne envie de lancer ma Xboite et de me faire ces opus manquants ! merci 😉

    Aimé par 1 personne

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