Critique de Detroit Become Human

Depuis une vingtaine d’années maintenant, notamment en débutant avec un certain Fahrenheit ou The Nomad Soul avant lui, en passant bien évidemment par Heavy Rain et Beyond Two Souls, le studio Quantic Dream nous à toujours proposé sa vision du jeu narratif avec des histoires et des personnages plus ou moins marquant suivant la personne qui y joue. Un peu moins de trois ans après avoir officialisé Detroit Become Human, voilà que ce dernier est enfin sorti. Est-ce que la recette du narratif made by David Cage fonctionne toujours autant ? Voyons ça de plus près, voulez vous.

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Cette critique se base sur le fait que j’ai très peu joué aux productions Quantic Dream. J’ai un peu joué à Heavy Rain (une grosse portion de la 1ère moitié) et c’est tout. Néanmoins, je préfère le préciser, c’est donc une grande première pour moi, d’avoir fini au moins une première fois une production David Cage/Quantic Dream.

Sachez aussi qu’il se peut qu’il y ait un peu de spoils dans les screenshots, bien que je n’ai fait que des captures se basant sur les trois premières heures de jeu. Cette critique se base avant tout sur le scénario et les personnages, étant donné que le gameplay est vraiment secondaire dans Detroit Become Human. De plus, vous le verrez à la fin, Detroit Become Human est la première copie à m’être offerte par PlayStation France et Julien Bourey. Que je remercie infiniment une fois de plus ❤ Merci de la chance et de la confiance que vous m’offrez avec autant de gentillesse. Encore merci 🙂 Aucune incidence sur mon avis cela dit, il aurait été le même que si j’avais décidé de l’acheter par mes propres moyens (ce qui aurait été impossible à sa sortie).

Le contexte

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Detroit Become Human commence en 2038 aux Etats Unis, à Detroit. Depuis maintenant quelques années, la société Cyberlife s’est implantée dans la ville pour pouvoir y développer sa technologie d’androïdes. Une fois commercialisés, ces derniers ont transformés profondément le pays, notamment en ayant des conséquences désastreuses sur le marché du travail et creusant le taux de chômage américain. De plus, depuis quelques mois maintenant, des rumeurs ici ou là font mention d’androïdes « déviants », sortis de leur programme initial et usant de violence envers les humains. C’est ainsi que Detroit Become Human commence, en se focalisant sur le personnage de Connor, un prototype ultra avancé avant tout là pour aider la Police. La séquence d’introduction commence l’histoire mais à pour vocation de vous montrer comment se jouera Detroit Become Human. Ainsi, tout est fait pour immerger immédiatement le joueur ou la joueuse. Les premières questions commencent à germer, surtout en ce qui concerne ce fameux robot déviant que nous voyons, du coup je peut me permettre de vous en parler plus en détail puisque cette première séquence est disponible en démo. Le jeu nous explique que l’androïde à littéralement pété un câble en découvrant que ses propriétaires étaient sur le point de lui mettre « un coup dans le dos », se faisant, il est devenu fou et à pris un otage. Bref, c’est un démarrage sur les chapeaux de roues et tout de suite, le jeu lâche un peu le joueur et/ou la joueuse en vous laissant décider de que vous ferez. Analyser les lieux pour comprendre un peu mieux les évènements et/ou carrément foncer sur le preneur d’otage et advienne que pourra, tout est possible et c’est dans ce principe que Detroit Become Human tire sa force pour moi. Oui vous êtes encadré par un scénario mais la trame scénaristique à tellement de directions prévues que chaque partie de chaque joueurs et joueuses seront différentes lors de leur première fois.

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Après une séquence assez forte en terme d’action, le rythme redescend et introduit deux nouveaux personnages. On suivra donc Kara et Markus pendant une bonne heure, avant d’alterner et revenir sur Connor. Ces introductions sont avant tout là pour nous raconter les évènements qui lanceront une histoire plus grande et tout est fait pour que nous ressentions le plus d’émotions possible pour les trois personnages, en ce sens, j’avais déjà mon petit préféré, même si je me suis surpris à être surpris justement. Etant donné que le jeu prend réellement son temps pour nous présenter nos trois personnages principaux, moi aussi je prend le temps de vous les présenter, donc un petit tour d’horizon pour un trio de personnages aussi différents qu’attach(i)ants. De plus, en marge des trois histoires que nous vivons, Quantic Dream s’est assuré de rendre le cadre le plus crédible possible. Dans ce sens, Detroit Become Human s’éloigne vraiment d’une oeuvre de Science Fiction classique et se rapproche beaucoup plus de l’anticipation. A l’instar de Deus Ex Human Revolution et Mankind Divided, c’est aux travers de magazines ou des informations qu’on prend conscience de cette société de 2038. Par exemple, au détour d’un magazine ou du journal télévisé, on apprend que les Etats Unis et la Russie se disputent très violemment l’Arctique pour une ressource ultra importante, qui renvoit (plus ou moins) à ce qui se passe en ce moment en 2018 (notamment avec la Syrie par exemple). Bref, le cadre de Detroit Become Human est crédible puisque les sujets de préoccupations, exarcerbés certes, sont aussi d’une certaine façon, déjà les nôtres en 2018. De plus, il n’y a qu’à écouter parler certains personnages secondaires pour en découvrir le plus possible sur la vie quotidienne (en quelques sortes) de 2038. L’effort d’immersion est réellement à noter puisque je me suis senti réellement immerger, en essayant de prendre le temps de regarder à droite et à gauche, histoire d’en découvrir le plus possible. Mais je tiens à préciser, et je reviendrais plus en détail plus bas, que Detroit Become Human ne souhaite pas non plus partir trop loin dans le débat et se la joue plus divertissement avec un sujet traité sur la forme plus que sur le fond, même si le sujet de réflexion peut être pris par la main par le joueur et la joueuse selon si le coeur lui en dit ou non.

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Le personnage de Connor, incarné par Bryan Dechart

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C’est ce personnage qui lance Detroit Become Human, il est en charge de désarmorcer une prise d’otage. Prototype et donc premier de sa génération, Connor est là pour assister la Police de Detroit. Avec lui, vous serez aux premières loges sur les scènes de crimes et aurez la possibilité de vous la jouer « Les Experts », dans des reconstitutions de scènes de crimes à la fois grisante et vraiment plaisante à faire. Vous récolterez indices et vous pourrez comprendre ce qui a conduit aux crimes (qui ont tous un point en commun) que vous tenterez d’élucider. Vous serez le coéquipier du Lieutenant Anderson, incarné par Clancy Brown qui n’est pas très fan des androïdes. Ce n’est pas évident de vous parler de la personnalité de Connor, puisque les décisions de ses actes vous appartiennent, mais si vous souhaitez faire de lui une personne curieuse ou impétueuse ou même froide, c’est à vous de le lui insuffler. En temps normal, un personnage comme Connor est ce que j’aime le plus, puisqu’entrée, il me rappel vite fait un certain Adam Jensen dans Deus Ex Human Revolution (beh ouais, il y aussi une prise d’otages dans Human Revolution en fait), même si c’est plus le contexte et les similitudes qui aident plus à faire un parallèle entre les deux oeuvres d’anticipation. Connor est assez attachant, puisque assez badass mais je trouve son personnage trop « classique », dans le sens où j’ai l’habitude de ce genre de personnage. Il reste relativement bien imaginé mais je ne me suis pas vraiment « identifié » à lui. Sa trame scénaristique reste suffisament bien écrite et intéressante à suivre, notamment dû au Lieutement Anderson et aux diverses scènes de crimes qui sont suffsament bien pensées pour nous donner envie d’en voir toujours un peu plus. Plus sa trame avance, plus le parallèle avec un certain Blade Runner 2049 (et pas le chef d’oeuvre du 1er film, je parle bien du second), tant la trame de Connor suit un tracé que j’ai l’habitude de voir dans des films aux sujets similaires dont Blade Runner 2049.

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Le personnage de Kara, incarnée par Valory Curry

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Alors, direct, je vais pas y aller par quatre chemins mais le personnage de Kara, c’est mon préféré, hop ça c’est fait, bim. Kara donc, incarnée par la magnifique (à mon avis hein) Valory Curry, vu notamment dans la série The Following, est un androïde ménager. Achetée par Todd, le père d’une petite fille appelée Alice, ce dernier à pour ainsi dire tout perdu. Femme, travail, estime de soi, il est au fond du trou, pire c’est par ce personnage qu’une première polémique entoure Detroit Become Human. C’est donc dans un climat compliqué que Kara et vous débarquiez chez ce père et sa fille. Vos premiers pas sont avant tout là pour faire les tâches ménagères (que nous n’êtes pas obligés de faire hein) mais j’ai joué le jeu et me suis plié à l’exercice. Rapidement, on découvre que le père maltraite son enfant et qu’on peu, pour ainsi dire, mieux comprendre pourquoi les androïdes peuvent devenir « déviants ». Bref, après une grosse scène qui m’a pour ainsi dire vraiment marqué, à un point que je ne pensais pas vraiment, le pan scénaristique de Kara changera et vous vous retrouverez à protéger la petite Alice. Bref, sans spoilers, je me suis littéralement amouraché du duo et me suis surpris à faire tout mon possible pour les aidés et les protégés à mon tour du mieux que je pouvais. Pour moi, la trame de Kara est la mieux réussie du trio, sans non plus rabaisser les autres. Ce que je veut dire, c’est que pour moi, le personnage de Kara représente le mieux cette notion d’humanité chez une machine. Je ne suis pas non plus un expert de l’IA, des androïdes et cie, mais depuis enfant, je me suis toujours imaginé ce que je voit chez Kara. Une âme protectrice, maternelle même, qui veille sur les innocents et les âmes faibles. Néanmoins, Kara est plus que ça. C’est assez difficile d’être suffisament précis sans non plus tomber dans le tout spoils mais sachez que le personnage de Kara est l’un des meilleurs personnages que j’ai pu voir dans un Jeu Vidéo depuis très longtemps. Sa partie à elle m’a bouleversé plus d’une fois et j’assume parfaitement le fait d’avoir eu à plusieurs reprises les larmes aux yeux.

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Le personnage de Markus, incarné par Jesse Williams

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Le personnage de Markus, incarné par Jesse Williams, vu dans Grey’s Anatomy est lui aussi un androïde de maison, pour le compte d’un artiste peintre dans un fauteuil roulant, incarné par Lance Henriksen (vu dans Aliens le Retour, Alien 3 et Alien VS Predator notamment). Bref, là encore, vous aiderez aux tâches intérieures après être aller faire une petite course. Après un évènement dramatique, Markus deviendra lui aussi un déviant. Et ce fameux jeune homme dans la force de l’âge mécanique deviendra le visage de la Résistance des Androïdes. Un petit côté rebelle qui lui va vraiment bien mais qui, je trouve, tombe dans le cliché du déjà vu maintes et maintes fois. Mais rassurez vous, son histoire à lui reste touchante, captivante, avec des moments assez forts en émotions diverses. Le pan scénaristique de Markus est la caution action de Detroit Become Human, avec des scènes spectaculaires et des moments très action. De plus, ses motivations sont parfaitement exposées, de sorte à ce qu’on comprennent son leitmotiv et finalement décidé ou non de se ranger de son coté.

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Un gameplay en retrait, au service des histoires et d’un scénario à multiples embranchements

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Au niveau du gameplay, il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’exigeant mais il se permet d’être assez ouvert afin de plaire à tout le monde. J’ai pris le gameplay expérimenté et j’ai eu droit à beaucoup de QTE, qui sont anecdotiques dans les scènes calmes, mais qui sont ultra stressants dans les moments bourrés d’actions. Combien de fois, j’ai eu peur de perdre un personnage car j’avais raté un ou deux QTE dans une scène… Mais Detroit Become Human ne se joue pas pour son gameplay et même si vous pouvez diriger votre personnage dans des zones plus ou moins moyenne en terme de taille selon le moment de l’histoire où vous êtes (afin de fouiller pour les magazines par ex), il faut bien comprendre que le gameplay est au service de l’oeuvre et que la richesse de Detoit Become Human se situe réellement dans l’histoire à vivre. Pensé en chapitres, vous suivez donc l’histoire qui vous est proposée et à chaque fin de chapitres, vous avez le droit de jeter un oeil sur l’arbre d’arborescence du chapitre que vous venez de finir. Un moyen pour Quantic Dream de bien vous faire comprendre qu’il n’y a pas qu’un seul tracé de choix à faire mais réellement de quoi faire afin de rendre votre partie unique à celle de votre voisin/voisine. A chaque fois que je pouvais jeter un oeil sur l’arbre d’arborescence, je me disais que j’étais obligé de revenir plus tard et je sais que niveau rejouabilité, c’est ultra solide et c’est tant mieux. Toujours sur cette histoire d’arborescence, sachez que vous êtes récompensés en quelques sortes à la fin de chaque chapitres. Vous recevez des points pour chaque choix effectués qui vous permettront de débloquer des bonus dans la section dédiée. L’occasion d’acheter des concepts arts, de la musique, des vidéos sur les coulisses du tournage et d’autres choses plutôt cool qui m’ont plutôt plu, même si les vidéos sont en full VO sans sous titres, pour le coup, c’est assez singulier mais soit.

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Une oeuvre forte, intelligente mais avec quelques petits défauts ici ou là

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Detroit Become Human est une oeuvre d’Anticipation, qui nous invite donc à découvrir la vision de la société américaine en 2038 selon David Cage et son studio Quantic Dream. L’univers qui est ici dépeint n’a pas pour vocation ou rôle d’être une vérité absolue, c’est juste qu’en prenant le chemin du fameux « un jour, nous serons envahis par les machines » et en grossissant ce trait de départ que David Cage s’est mit à imaginer ce qu’on peut voir dans Detroit. Ensuite, il s’est décidé à écrire trois personnages principaux et leur faire vivre à chacun leur aventure afin de nous les raconter à nous. En progressant dans l’histoire, je me suis rendu compte que ce que je voyais, notamment avec Connor et Markus étaient des moments déjà « vu » dans certains films et/ou séries de SF comme Blade Runner 2049, I Robot ou la série suédoise Real Humans. En ce qui me concerne, j’oserais même faire le parallèle entre Detroit Become Human et une fan fiction que tout un chacun pourrait, avec un minimum de talent, écrire, puisque c’est réellement cet effet là qu’à le travail de David Cage sur moi. Certains et certaines y verront une critique hardcore et je ne les en blâmerait pas mais j’ai réellement adoré me rendre compte de cette particularité. Alors oui, il y a des moments où j’ai réellement eu un sentiment de redite mais il faut bien comprendre que Detroit Become Human n’a pas vocation à nous obliger à avoir des réflexions sur tel ou tel sujet sur les androides. Mais plus à nous raconter une histoire. Il y a aussi cette notion à prendre en compte, que je ne suis pas non plus né de la dernière pluie et que j’aime les oeuvres d’Anticipations et de Science Fiction. J’ai, je pense, suffisament de connaissances avec d’autres oeuvres passées pour au mieux juger ce que j’ai vu durant Detroit Become Human, même si ça fait un peu prétentieux de le dire de cette façon. Bref, c’est nous même, d’une certaine façon, qui nous faisont nos propres réflexions comme les adultes que nous sommes (ou non) sur les propos tenus par cette dernière production Quantic Dream. Detroit Become Human n’est pas une oeuvre exigeante mais cela reste suffisament bien écrit pour m’avoir offert quelques moments inoubliables en terme d’émotions (avec Kara où je peut vous dire que j’ai pleuré plusieurs fois…), qu’en terme de réflexion sur la conditon humain/androïde (avec Connor) et aussi sur la place d’un être mécanique souhaitant s’offrir la « vie » qui pourrait lui revenir de droit dans une société qui le méprise et le rejette pour ce qu’il est en quelques sorte (Markus). Quelques fois, j’ai constaté quelques petites erreurs, qui trahissent donc, en quelques sortes la qualité d’écriture d’un David Cage qui est tout sauf un cador dans son domaine. Mais ce n’est pas bien grave, vraiment. Tout se laisse suivre avec un énorme plaisir qu’il serait dommage de bouder mais après, cela reste à la discrétion de tout un chacun. Je rajoute, pour finir, que Detroit Become Human reste avant tout un Jeu Vidéo qui se joue et qui ne se regarde pas sur Youtube ou via un stream. Un concept assez étrange, en 2018, qu’un Jeu Vidéo se joue, j’en ai bien conscience, mais si le sujet vous parle un ptit peu, il serait vraiment bête de passer à côté d’une oeuvre que vous pourriez apprécier.

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Le rayon des graphismes, de la bande son et de la technique

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Graphiquement parlant, et en sortant en quelques sortes d’un certain God Of War, je trouve Detroit Become Human absolument magnifique. Notamment sur les visages qui subliment le trio et qui joue sur la notion de machine-humain. La différence entre les androïdes non déviant et ceux « réveillés » est notable et le visage du personnage de Kara par exemple, une fois réveillée devient expressif, à tel point qu’effectivement, on a tendance à les comprendre et à ressentir une certaine empathie envers eux. L’univers dépeint dans la société de 2038 tel que mis en scène par Detroit jouit aussi du soin graphique, notamment les intérieurs qui sont parfois vraiment magnifique. Aucun souci technique, de bugs, de freezes, tout est propre et je n’ai absolument rien à lui reprocher de ce côté là. La partie de la bande son, quand à elle, à droit à un soin tout particulier et tout est fait afin d’immerger le joueur et la joueuse, avec notamment une bande son personnalisée pour chacun des personnages. A ce titre, celle de Kara, encore une fois, restera un petit moment en tête. Enfin, j’ai joué à Detroit Become Human dans sa Version Française et j’ai trouvé que le doublage était excellent, notamment celui de Connor et Kara (je revient beaucoup sur ce personnage, je sais). Du côté technique donc, tout est propre, tout est fait avec soin, rien n’est là pour gêné le plaisir de suivre l’histoire de Detroit Become Human. Et le meilleur, selon moi, pour la fin. Quand vous arrivez au menu d’accueil du jeu, vous êtes accueilli par une androïde du petit nom de Chloé. Cette dernière est littéralement le meilleur menu de démarrage d’un Jeu Vidéo de tout les temps, ouais carrément ouais. A tel point que le principe du « 4ème mur » est ici explosé en plein vol au missile air-sol-air-air, carrément ouais. Juste « wow », un peu à la manière de Néo dans le 1er Matrix dans la scène du toit avec Morpheus.

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Verdict

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Quand je m’étais lancé la démo quand elle était sortie, j’avais adoré. Quand je me suis lancé pour de bon dans l’aventure, j’ai réellement pris une claque en suivant une histoire magnifique, avec un trio de personnages différents les uns des autres, dans une oeuvre d’Anticipation qui n’a rien à proposer de nouveau sur le sujet mais qui fait ce qu’elle fait avec brio et un amour certain. Je pourrais reprocher à Detroit Become Human certaines maladresses, certaines redîtes scénaristiques mais les émotions que j’ai ressentis, notamment avec le personnage de Kara, font que je considère Detroit Become Human comme un petit bijou, imparfait certes, d’Anticipation. Une oeuvre touchante, humaine, proche de nous d’une certaine façon et une histoire qui restera un petit (long) moment en tête une fois la manette posée. Merci David Cage et bon courage pour ton prochain JV.

Les + :

  • Un trio de personnages aussi touchants, attachants et uniques dans leur personnalité et dans leur trames respectives
  • Le personnage de Kara qui se détache et qui restera un souvenir impérissable en ce qui me concerne
  • Graphiquement, c’est vraiment magnifique, surtout les visages et les yeux
  • Le menu principal, je dois bien avoué que je voudrais bien voir d’autres studios prendre exemple dessus
  • La Version Française
  • La possibilité de choisir la taille des sous titres, encore une très bonne idée
  • Une assez bonne durée de vie, juste ce qu’il faut, pour une rejouabilité exemplaire
  • Le background insufflé ici et là, c’est assez solide
  • Les bonus qu’on peut débloquer contre des points, c’est assez intéréssant dans le principe

Les – :

  • Certaines maladresses et redîte scénaristique assez criante pour une personne amatrice de cinéma, livres et/ou séries de SF
  • Rien de vraiment nouvean dans l’Anticipation puisque les thèmes sont suffisament évoqués un peu partout, surtout quand on aime déjà le sujet
  • Les vidéos à débloquer dans les bonus en VO only, c’est un peu dommage je trouve
  • J’aurais bien aimé un mode photo 🙂

Son appréciation

Je ne l’attendais pas spécialement et pourtant Detroit Become Human m’a offert tout ce que je peut attendre d’une oeuvre vidéoludique. Malgré un gameplay en retrait, le scénario d’Anticipation, certes maladroit par instant, est une histoire de trois personnages, dans un futur pas si lointain, absolument magnifique, émouvante et maitrîsée de bout en bout. Une oeuvre touchante, imparfaite malheureusement, mais qui offre des moments inoubliables qui resteront dans mon petit coeur un long moment. Merci David Cage et Quantic Dream !

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une version PS4 dématérialisée fournie par PlayStation France et Julien Bourey

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3 commentaires Ajouter un commentaire

  1. misskillzone76 dit :

    Même si je te l’ai déjà dit, encore un très bon article de ta part et même si on a mais alors pas du tout le même avis, ça m’a fait du bien de te lire 🙂 Et… VIVE CONNOR! 😉

    Aimé par 1 personne

    1. Merci encore ❤ Tant que ça plait, je me dit que j'ai (encore) réussi mon coup, donc je suis heureux. VIVE CONNOR… ET KARA :DDDD

      Aimé par 1 personne

  2. misskillzone76 dit :

    👍 On est d’accord, ça donne toujours le moral d’avoir de bons retours!

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