Critique de God Of War

Après s’être farci les dieux de l’Olympe et Zeus au passage, voilà que le plus vénère des héros vidéoludique de chez Sony est de retour. Exit la Grèce antique, bonjour la mythologie nordique, Kratos est donc de retour, une belle barbe de bûcheron en prime. Pendant cinq ans, le studio Santa Monica Studio et Cory Barlog ont donc bossés d’arrache pied pour offrir une seconde jeunesse à l’un des personnages les plus connus des joueurs et joueuses du monde entier. Pari réussi ? P’tet bin qu’oui, p’tet bin qu’non. Mais non je plaisante, bien sûr qu’il est bon ce God Of War.

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Avant propos

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Sachez juste que comme à mon habitude, aucun spoil n’est présent dans cette critique, y compris dans les captures d’écrans maison qui couvrent seulement 3 à 4 heures du début du jeu. J’ai décidé de ne pas en montrer davantage pour vous laisser la surprise intacte. Si ça, c’est pas de l’amour, je ne peut plus rien faire 🙂 De plus, le fameux mode photo est sorti pratiquement à la fin de mon aventure personnelle sur le jeu. J’en tient donc rigueur, quand bien même il soit effectivement sorti entre temps.

God Of Us

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God Of War commence doucement et on retrouve un Kratos vieillissant, presque apaisé et avec une longue barbe. Plus « humain » également. Pas loin de lui, se dresse un nouveau personnage, un fier jeune homme débordant de confiance en lui avec un petit caractère, ce jeune garçon s’appelle Atreus et il est le fils de Kratos. Tout les deux occupés aux affaires courantes, on découvre qu’en réalité, ils viennent de perdre une personne chère à leurs coeurs. Cette personne, la nouvelle femme de Kratos et la mère de Atreus vient de décédée et comme pour respecter la coutume nordique, un bûcher est préparé en son honneur. Comment est-elle morte ? Comment Kratos et elle se sont rencontrés ? Bien des questions apparaissent immédiatement sans trouver de réponse. Le dialogue entre Kratos et son fils est quasiment inexistant, créant un climat délétère. Bref, j’ai déjà vu de bien meilleurs départs que ce que je découvre durant les premières minutes de ce God Of War. Puis comme pour se rappeler au bon souvenir de la femme du foyer, qu’on ne verra à aucun moment comme pour créer une image d’elle dans notre imagination, Kratos demande à Atreus si il sait chasser. « Oui Père » lui répond le garçon. C’est ainsi que God Of War commence véritablement. De cette simple partie de chasse pour Atreus et un test que Kratos soumet à son fils, une épopée plus grande se dessinera alors. L’occasion de nous faire découvrir un nouveau gameplay et de lancer véritablement cette nouvelle aventure, à la suite du premier élément perturbateur d’une très longue histoire à venir. Je n’en dirais pas plus mais je vous avoue avoir pris une énorme claque et tout en me rendant compte que Kratos, et on l’oublie bien souvent, peut faire preuve d’une puissance incroyable. C’est donc après une grosse trentaine de minutes que Kratos et son fils se lanceront à deux, afin accomplir la dernière volonté de la femme qui aura eu le courage d’offrir une nouvelle vie et un fils à Kratos. God Of War n’a absolument plus rien à voir avec les précédents opus de la saga commencée sur PS2 il y a de ça des années maintenant. Exit la caméra du dessus dans des décors fixes, la position de la caméra se situe maintenant un peu derrière l’épaule droite de Kratos mais reste à votre entier contrôle. De ce fait, le gameplay lors des combats à radicalement changer mais avant d’en parlé plus en détail plus bas, parlons du scénario et de la narration. Histoire d’y aller franchement, God Of War jouit de la récente maturité que peut faire preuve notre belle passion pour nous raconter l’histoire d’un père et son fils dans leur aventure à travers l’univers nordique. Le scénario est en apparence mince mais c’était sans compté sur la narration qui se charge elle, de vous révéler heure après heure, une histoire beaucoup plus grande que je ne pouvais le pressentir de prime abord. Mais God Of War étonne dans son écriture, étonne dans sa mise en scène et étonne dans l’histoire qu’il souhaite nous raconter. C’est simple, God Of War ménage avec brio les moments calmes et les moments spectaculaires avec brio, intelligence et sens d’un certain respect. Quand aux dialogues, entre Kratos et Atreus et les différents autres personnages, c’est toujours dans cette constante maturité vidéo-ludique introduite par un certain studio avec The Last Of Us que la production de Santa Monica Studio baigne tout du long. God Of War est bien écrit et surtout, ne connait aucune baisse de régime en terme de narration et d’écriture dans les dialogues. Les différents personnages connaissent ce fameux schéma d’évolution tout au long d’une ligne directrice (la théorie qui fait qu’une bonne histoire doit faire évoluer leurs personnages tout au long de son récit). Un procédé vieux comme le monde qui est ici respecté à la lettre. J’ai fini donc par apprécié la compagnie d’un Atreus qui s’en sort avec les honneurs et fini par accepter l’évolution d’un Kratos radicalement différent de l’être baigné dans la vengeance d’hier… Bref, de ce côté là, sans spoiler, c’est du très très bon, voir même de l’exceptionnel, donc sans aucun reproches à faire. Puis comme pour casser une habitude qui arrive au bout d’une dizaine d’heures de jeu (ou plus, j’ai bifurqué assez souvent en fait), un troisième personnage vient nous prêter compagnie dans notre périple. Je n’en dirais pas plus, de toute façon en ayant lu les tests des professionnels, vous savez déjà de qui je parle mais je vous avoue que même si j’ai aimé l’entendre nous parler des légendes nordique et des histoires des dieux, hé bien j’aurais quand même aimé rester en petit comité, c’est à dire seulement avec Kratos et son fils. Pour une fois donc, l’adage « plus on est de fous, plus on rit » ne marche pas avec moi. Il faut néanmoins comprendre que ce cru 2018 à changer de fusil d’épaules et se rapproche plus ou moins d’un certain… Breath Of The Wild. Nous avons donc une histoire donnée d’entrée de jeu, avec un objectif bien défini mais God Of War nous offre une aventure qui se vit intensément sur le moment. Vous serez souvent confrontés à votre envie de dévier de votre aventure pour vous promener et explorer. Mais là encore, God Of War nous rappelle les années Metroid-vania puisque vous devrez débloquer des compétences vous aidant à pouvoir explorer toute les zones. Certains et certaines aimeront cette feature, en ce qui me concerne, ça me frustre un tantinet. Soit nous sommes libres, soit on ne l’est pas. Ça marchera sans doute sur un public se remémorant les Metroid d’avant sans problème. Mais ça me frustre de me dire que je doit revenir plus tard quand j’aurais ce qu’il faut pour débloquer une nouvelle zone… Si je retiens l’endroit où il faut que je repasse bien évidemment. Bref, il y a du très bon, de l’excellentissime et du « mouais ».

Arrêtez de vous battez mayrde

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Exit les lames du chaos, on dit bonjour au combo bouclier/hache léviathan et/ou poings. En mode normal, et assez vite dans l’aventure, les combats gagneront en intensité, malgré quand même un roster d’ennemis rachitique. Cela va du simple draugr de base au gros troll bien vénère. Chaque ennemi à un pattern bien défini mais n’exige pas non plus une attention constante. En ce sens, sachez que certains belligérants sont plus vulnérables à vos poings, d’autre à votre hache (qui se permet d’être maniée au corps à corps mais aussi jetée et récupérée avec la touche triangle). Il faut aussi compter sur Atreus qui aide vraiment (mais vraiment) puisque le jeune homme s’est spécialisé dans l’archerie. Un archer et un gros bourrin donc. En ce qui me concerne, je trouve que les moments où ça se fout bien sur la tête est l’une des choses les plus réussies du jeu. Il y a parfois des combats optionnels dû à une sorte de faille où les ennemis peuvent être plutôt forts et peuvent aussi nous tuer en un coup… Ce qui donne envie de se renforcer et de revenir régler le souci. Plus on avance dans l’épopée, plus les combats sont exigeants (mais pas autant qu’un Dark Souls rassurez vous), ce qui est encore une bonne chose puisque même si on s’améliore de plus en plus, le jeu ne l’entend pas de cette oreille. Je me répète, mais la partie combat est assez jouissive et fait un bien fou puisque ça défoule un max. C’est d’ailleurs l’une des choses qui m’aura accrocher tout du long avec le scénario. De plus, au bout d’un sacré paquet d’heures, le jeu introduit une chose supplémentaire au niveau de vos armes. Dans un souci de garder la surprise intacte, sachez qu’en connaissant la trilogie, vous serez grave heureux/heureuses à ce moment de votre aventure ! Pour ma part, j’en avais le sourire jusqu’aux oreilles (d’ailleurs bercées par une bande son de fou !), bref, second moment mémorable de l’aventure.

Les mécaniques RPG, so tendance 2018 hashtag mode underground

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Comme pour donner du caractère à God Of War comme un bon camembert, Santa Monica Studio à donc donner des aspects RPG à cette toute nouvelle aventure de Kratos. Mais même si nous sommes régi par un niveau (donnés par notre équipement et runes), les points d’expérience sont avant tout là pour renforcer les runes et débloquer de nouvelles compétences dans l’arbre de compétences (logique, pis tout, toussa) pour Kratos mais aussi pour Atreus. Sur le papier, c’est assez limpide mais les menus sont un peu mal agencés, ce qui peut engendrer une certaine confusion même une quinzaine d’heures dans les jambes… Pareil en ce qui concerne les deux marchands mis à notre disposition. Au niveau loot, apparemment tout le monde s’est mis d’accord pour dire que God Of War était bien trop généreux sauf que… Ces mêmes personnes ont oublié que la fréquence du loot était conditionnée par votre taux de chance… Hé oui. Tout de suite, c’est différent n’est-ce pas ? Donc pour ma part, étant donné que j’ai tendance à fouiller le plus possible, le loot ne m’a pas trop choqué. Il n’y a pas non plus un système de « j’avance, je ramasse, j’avance, je ramasse ». Oui God Of War est généreux mais non il ne nous inonde pas tout les 2 mètres…

C’est beau, de la tête aux oreilles

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Sur la partie graphisme, sur une PS4 « fat », God Of War est magnifique mais pas au point à me mettre une claque graphique. Qu’on se comprenne bien : oui c’est superbe, avec une palette de couleurs assez variée par moment et des intérieurs baignés par la lumière des torches et/ou de la lumière naturelle rentrante mais sans non plus m’offrir une claque visuelle comme avait pu le faire un certain Horizon Zero Dawn. Au passage, la sortie tardive du mode photo, pratiquement à la fin de mon aventure, est pour moi un petit point noir. Néanmoins, il faut bien comprendre que les graphismes sont au service de l’univers, pas l’inverse. Côté bande son, composée par Bear McCreary, à qui ont doit quand même la BO de la série Agents Of Shield (entre autre et que je recommande vivement), elle se révèle épique quand il le faut et reposante à d’autres moment. Mais elle est moins percutante que les OST (Original Soundtrack) de la trilogie qui pouvaient être plus « bestiales ». Pour finir, au niveau du doublage et même si je sais d’avance que je serais attendu sur ce tournant là, j’ai laissé la VF. Je n’ai aucun souci avec Christopher Judge (le fameux Teal’C dans Stargate SG-1) et sa voix grave mais j’avais envie d’y jouer en toute « tranquillité » et la VF est pour moi plutôt réussie, surtout Kratos et Atreus en particulier. D’ailleurs, je compte bien me refaire une partie prochainement en y mettant la VOSTFR cette fois ci, juste parce que j’en ai envie et si un vrai New Game + fait son apparition dans une mise à jour prochaine bien évidemment.

Qu’est-ce qui est plus récurrent que midi sur une horloge ? Les défauts d’une oeuvre vidéo-ludique pardi !

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Une oeuvre vidéo-ludique peut très bien avoir quelques petits défauts qui n’empêche pas le moindre instant à la considéré comme un chef d’oeuvre. On a eu la preuve lors des sorties des tests où il faut bien remarquer que God Of War s’est vu couronné de louanges. Mérite-il cette ovation générale ? Oui comme non, vous seul êtes juges, en ce qui me concerne, je n’aime pas du tout le fait de noter une oeuvre. La nouvelle production de Santa Monica Studio est réellement un excellent Jeu Vidéo, qui se permet d’être courageux (surtout à notre époque où la moindre innovation est en générale sanctionnée illico presto). Sauf que bizarrement, dans le cas très particulier de ce God Of War, apparemment ce serait le messie en personne. En ce qui me concerne, God Of War rate la marche de très peu. Certains diront que c’est du chipotage, moi je considère que les changements sont juste de façade et manque encore de vrai courage. De plus, ici ou là, des petits défauts viennent légèrement ternir le tableau. Ce que j’insinue, c’est que les changements introduits dans ce God Of War sont prévu dans une logique d’étude de marché et qu’à aucun moment, le moindre risque que ce soit était encouru. Oui c’est plus ouvert que par le passé mais on est toujours guidé, j’en veut pour preuve les marques blanches laissées au mur pour nous dire où il faut escalader. Pour ma part, ça ne passe pas puisque j’ai ce sentiment d’être un peu pris par la main et je ne suis plus trop fan de ce genre de choses, même si je comprend le pourquoi du comment et que je n’ai pas fait ce reproche à Horizon Zero Dawn. Le scénario aussi est à mettre sur le banc. Le début et jusqu’à 5-6 heures, malgré un moment absolument dingue en début de partie, rien mais alors rien ne me pousse à continuer, même si je n’avais aucune intention de m’arrêter. Cette histoire de plans séquences est dans les faits un peu moins claire que sur le papier. Je m’attendais vraiment à ce que la caméra soit bien derrière l’épaule droite de Kratos et ne bouge pas mais je me suis surpris à pouvoir la manier comme bon il me semble. Si pour le studio, un plan séquence, c’est juste faire évoluer Kratos et Atreus dans des décors déjà bien établis, alors d’accord, sinon faudra repasser. Pour finir, les changements d’univers et de gameplay font un énorme bien à la saga, je ne peut le nier. Mais manette en mains, j’assume parfaitement que pour moi, les notes dithyrambiques qui continuent encore de tomber, surtout pour les blogs et sites amateurs qui reçoivent une copie presse sont un peu (beaucoup même) exagérée, ce qui nuit et nuira à ce nouvel épisode. Néanmoins, gardez bien en tête que c’est juste mon avis personnel et que je chipote légèrement. Je me répète et je me répéterais sans cesse mais God Of War est un très bon JV, pour ne pas dire excellent.

Verdict

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Je n’en attendais absolument rien et God Of War à fait le travail. Oui God Of War est vraiment excellent, développé avec un amour certain, que ce soit pour le Jeu Vidéo en lui même que pour les joueurs et joueuses. Fan de l’univers Kratos ou non d’ailleurs. Néanmoins, je ne suis absolument pas d’accord avec une phrase que j’entend avec beaucoup d’insistance. « Si vous aimez les Jeux Vidéo, et plus particulièrement les JV solo, vous êtes obligés d’aimer God Of War ». J’aurais tendance à dire que dans la vie, rien ne nous oblige à quoi que ce soit mais cette doléance, venant de la part de personnes qui n’ont pas payé leur version du jeu me laisse un goût douteux en bouche. Presque comme si nous étions obligés d’aimer une production AAA sans pouvoir évoquer les quelques défauts ici ou là et dire amen à tout. Pour ma part, oui j’ai bien aimé God Of War mais pas parce que j’en suis obligé mais plus parce que oui God Of War est réellement un très bon JV. Mais n’est absolument pas le chef d’oeuvre que les gens souhaiteraient qu’il deviennent contre son gré. Ses défauts ne sont certes pas si importants que ça mais en ce qui me concerne, ils ont amoindri un chouia la qualité de mon aventure. Ce qui est d’autant plus dommage dans toute cette histoire de notation, c’est que God Of War ne mérite pas du tout ce traitement. L’impression qu’on fait de lui le porte étendard du JV solo à une époque où celui-ci est mis à rude épreuve se fait insistante. Propulser un AAA comme God Of War pour dire que le JV solo n’est pas (encore) mort, je n’ai aucun souci avec la pratique, mais en rabaisser d’autres qui ont mérités, méritent et mériteraient autant, voir plus d’attention en même temps, pour ma part, ça me laisse pantois. Pour être tout à fait cash, avec a peu près le même sujet (celui du père et son enfant, de la famille, de l’amour, face à l’adversité) et la même qualité d’écriture et de scénarisation, un certain The Evil Within 2 s’en sort tout aussi bien (dans son registre de Survival Horror cela dit) que God Of War. Bizarrement, je n’ai pas vu s’agiter les foules pour la production de Tango Gameworks… Donc si vous aimez God Of War puisque jeu solo, jouez à The Evil Within 2, lui aussi jeu solo méritant tout votre amour et un peu plus d’attention qu’il n’a eu jusqu’à présent. Ah… Hé non, je ne suis pas hors sujet.

Les + :

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  • Un certain moment, pratiquement aux début du jeu, qui met clairement les choses aux poings, euh au point ou aux poings… Bref.
  • Le duo Kratos et Atreus
  • Le personnage de la sorcière des bois
  • Conjugue à merveille les moments de calme et les moments de pur spectacle
  • Syndrome « BOTW » : une envie constante d’explorer, de bifurquer, de se perdre
  • Le gameplay pour les combats, c’est tellement jouissif (mais tellement)
  • La VF et la VO, que je trouve réussie autant l’une que l’autre
  • Le Main Thème
  • Une durée de vie plutôt solide (je pense environ une trentaine d’heures mais sans être sûr de moi)
  • Pas de micro-transaction (on en est là en 2018, histoire de bien rappeler une situation complexe)
  • Le scénario et la narration, rien à dire, c’est fignolé avec amour et respect
  • Un énorme référence au Kratos plus jeune, un moment assez dingue !
  • J’aurais bien aimé une extension comme un certain Horizon Zero Dawn

Les – :

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  • Bah il est passé où le NG+ tant promis par le studio ???
  • Les notes dithyrambiques qui ont fait, font et feront, selon moi, un immense mal à God Of War
  • Le petit mode photo est attendu par son papa Kratos à l’accueil, merci (bon il est sorti entre temps mais beaucoup trop tard à mon goût)
  • La venue d’un personnage dans le duo au bout d’un certain nombre d’heures, un peu prise de tête si je puis me permettre
  • Le ventilo de la console qui fait koumbaya lors des cinématiques, c’est pas joli joli
  • Des menus qui manquent de lisibilité et qui ne donnent pas du tout envie de s’y attarder (surtout le menu de la carte), c’est le bordel là dedans
  • Le Royaume du Niflheim, la notion de farm pour juste farm, incroyable tir dans le pied du jeu selon moi (surtout qu’il passe d’optionnel à obligatoire si vous voulez soit le platine, soit le 100% du jeu)
  • Etre « obligé » d’aimer God Of War parce que « JV solo », c’est, je trouve, cruel envers God Of War mais aussi preuve que nous traversons une époque difficile

Son appréciation

Je vais être clair, net et précis. Oui God Of War est un excellent JV. Avec une bonne histoire, une bonne narration, une écriture des personnages parfaite de bout en bout et un sens du spectacle qui m’aura filer quelques frissons ici où là, le tout aidé par un gameplay des combats très jouissif, God Of War n’a rien perdu de son identité propre. Néanmoins, les changements opérés n’ont rien de transcendants à notre époque. Si réellement le JV solo ne se résume qu’à God Of War en 2018, alors c’est bien plus grave que je ne l’aurais pensé. En faire le symbole du Jeu Vidéo solo en 2018 est la dernière chose à faire, surtout quand d’autres qui le méritent tout autant sortent dans un anonymat le plus total.

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une version PS4 commerciale, achetée par mes soins.

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4 commentaires Ajouter un commentaire

  1. misskillzone76 dit :

    Un vrai régal de te lire, comme d’habitude. Comme tu le mentionnais en com’ sur mon article, on se rejoint sur beaucoup de points et on s’éloigne sur d’autres, notamment sur le personnage qui rejoint notre duo père/fils. Là où je trouve son rôle primordial dans le jeu, c’est la narration qu’il amène à l’image d’Athena dans les anciens, il apporte des faits importants de l’histoire. Mais ce God of War étant très nettement moins axé sur les divinités nordiques, il sert vraiment d’intermédiaire pour nous raconter ces mythes. J’ai trouvé sa présence sympathique dans nos voyages, il permet de ne pas s’ennuyer entre deux destinations.

    Aimé par 1 personne

    1. Oui je suis d’accord avec toi sur sa justification, qui permet de renseigné un max de cet univers nordique et j’ai rien contre sa présence. Mais d’un autre côté, j’aurais bien aimé rester entre Kratos et Atreus d’un autre côté. Mais la présence du personnage supplémentaire ne me gène pas vraiment au final. Comme je le dit, c’est juste un peu de chipotage on va dire 🙂

      Aimé par 1 personne

      1. misskillzone76 dit :

        Aaaaah c’est la fameuse p’tite bête qu’on cherche inlassablement 😉

        Aimé par 1 personne

      2. Il y aussi d’autres petites choses qui ont amoindri légèrement la qualité de mon aventure par contre, là on va dire que je tenais à l’évoquer, plutôt qu’à me dire que c’était pas si grave que ça et de ne pas en parler 🙂

        Aimé par 1 personne

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