Critique de Far Cry 5

Après Far Cry 4 et Far Cry Primal, Ubisoft nous revient avec un Far Cry numéroté. Exit la Préhistoire et Pagan Min, direction le Montana, cette fois ci la saga souhaite nous faire affronter une secte religieuse ultra dérangée du cerveau. Episode de trop ou l’échéance est repoussée au prochain ? Élément de réponse dans une critique sans pitié mais avec un chapeau de cow-boy.

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Au départ, je n’avais pas prévu ni de critique, ni même d’achat. Ce qui m’a convaincu de m’y intéresser un peu, c’est ce petit parfum de scandale qui à immédiatement flotté après l’annonce de ce 5ème épisode. Surtout aux Etats Unis où nous apprenions que les suprémacistes de ce magnifique pays criaient au scandale jusqu’à ce qu’une autre polémique se rajoute : une pétition souhaitant faire annuler Far Cry 5 censée être lancée par l’alt right, était en fait véhiculée par les « journalistes » et les « joueurs » aux idéaux politiques très à gauche et désireux de nourrir cette énorme tumeur appelée « Gamergate » par la suite (article sourcé en anglais ici), ces petites bassesses se sont vue importées ici, en France, toujours par la Presse spécialisée ainsi que par les youtubeurs/ses qui ont véhiculés l’idée qu’effectivement nous aurions droit à nous taper du suprémaciste blanc par paquet de quarante douze dans Far Cry 5. L’idée n’est ni de taper sur l’un ou l’autre de ces deux camps car chacun et chacune d’entre nous à ses propres idées. Non, cette critique à juste pour vocation d’être franche avec vous en vous parlant d’une oeuvre développée et éditée par Ubisoft, rien de plus, rien de moins.

Le Roman : Far Cry Absolution

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Avant de vous parler du jeu en lui même, parlons un peu du roman Far Cry Absolution. Ecrit par Urban Waite et disponible chez les Editions 404 pour 12€95, le roman se charge de poser un peu les bases sans non plus assumé réellement son statut de prequel. Vous allez y suivre principalement deux personnages, celui de Mary May la barmaid et William Boyd le chasseur trappeur. Le but de ce Prequel est donc de vous parler un peu des personnages qui se retrouveront à devoir affronter le culte d’Eden’s Gate qui a déjà pris la région fictive sous sa coupe depuis un petit moment déjà. On y découvre des choses réellement intéressantes, comme leur façon de faire pour recruter les gens et les contrôler ainsi que les motivations de Joseph Seed. C’est assez intéressant, ça se lit plutôt vite (à peu près 250 pages) et ça nous permet de comprendre un peu mieux certains personnages comme John, l’un des frères de Joseph, Jérôme le pasteur (où l’on découvre pourquoi il va se promener avec un gilet par balles et un fusil à pompes), Mary May la barmaid mais aussi le chasseur trappeur qui mériterait un petit retour dans le jeu en tant que compagnon tant il se révèle être assez intéressant, torturé intérieurement mais aussi par les événements. Le culte d’Eden’s Gate à aussi droit à quelques éléments de réponse, comme leur façon de faire pour recruter de nouveaux « fidèles » qui mérite le détour. Néanmoins, je ne spoilerais pas, rassurez vous. Je pense que vous voudriez bien savoir si je vous le conseille ou non, mais ça reste à votre discrétion. Si vous souhaitez pousser un peu le sujet de ce Far Cry 5, foncez. Sinon, passez outre.

La critique se base avant tout sur le solo, je n’ai ni tester le mode coop deux joueurs ni Far Cry Arcade dont il vous faudra obligatoirement un abo au PS+ ou au Gold chez Microsoft. Je n’ai pas prévu de retour sur le Season Pass dans un futur article.

Le phare qui crie, épisode 5

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Le jeu s’ouvre alors que vous êtes à bord d’un hélicoptère, direction Eden’s Gate. Votre mission ? Mettre en état d’arrestation Joseph Seed, le gourou d’une secte religieuse, et non suprémaciste puisque le rejet de l’autre n’est pas l’objectif de la secte, qui est convaincu de l’éminence de la fin du monde, de l’apocalypse. Se faisant, elle s’est organisée, elle s’est armée, à recruté du monde, beaucoup de monde même, peu importe leur couleur de peau, pire elle s’est radicalisée. Loin de notre réalité à nous où d’autres radicalisés mènent la vie dure aux gentilles et adorables démocraties qui ont décider de jouer au jeu de l’autruche, le culte d’Eden’s Gate s’est accaparé la ville de Hope County dans le Montana. Tout est contrôlé par cette secte rappelant celles bien réelles que nous pouvions connaître puisque tristement célèbres comme la secte de Waco qui à débouché sur le massacre des membres du groupuscule par le FBI aux débuts des années 90. L’intro de Far Cry 5 est certes bien écrite dans son exposition d’une atmosphère un brun délicate mais se perd d’entrée de jeu dans son écriture des personnages ici mis en scène. On comprend comment et pourquoi le shériff à fait appel aux Us Marshall auquel vous prêtez main forte en tant que jeune recrue du bureau du shériff, mais ça s’arrête là. Qui est Joseph Seed ? John ? Faith ? Jacob ? Ubisoft ne souhaite pas nous raconter la genèse de ces 4 cavaliers de l’apocalypse mais nous expose un boys band infernal bien barré du cerveau qui ont chacun(e) une fonction propre. Après un rebondissement capillotracté et plus que non attendu, Far Cry 5 se lance dans le feu, le son et la lumière. L’arrestation de Joseph à échouée, pire vous avez lancé une série d’événements qui pousseront la secte à lancer les hostilités partout dans la région en activant ses plan en cas d’attaque. Vous avez donc une part de responsabilité dans ce début qui ne reflète pas vraiment la qualité de la suite de ce Far Cry 5 et vous devrez tenir tête au culte. Oui mais comment ? Bah en répétant inlassablement la même chose en soulevant la Résistance, la vraie, la couillue et bien portante, durant 20 heures au minimum. Mais avant ça, parlons de moi, toi, nous, vous. Dans Far Cry 5, vous vous incarnez vous même, Officier. Vous avez le choix d’incarner un homme ou une femme mais ça ne changera absolument rien à votre aventure sauf quelques lignes de dialogue de la part des PNJ ici ou là. Vous pourrez aussi personnaliser votre coquille vide et muette (une totale régression de la part de la saga et une honte pour un JV en 2018), entre visage, cheveux et vêtements (on repassera sur l’oubli de proposer ou non une barbe aux messieurs). A l’instar donc d’un certain The Division par exemple, les modèles de départs étant limités, vous avez le choix de choisir dans un catalogue pré-établi rachitique. Pareil pour les vêtements, la garde robe de départ est restrictive et refuse de taper large, on comprend d’emblée qu’il faudra donc passer et repasser à la caisse au cours de votre vendetta avec de l’argent in-game ou votre vrai argent en échange de lingot d’argent aussi trouvable dans certains coffre forts (beh ouais, question de modernisme paraît il…). Juste au passage, 900 dollars la paire de gants, paye ton inflation dans le Montana…

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La Résistance qui résiste, résiste, résiste

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Les habitants de Hope County, vu qu’ils ne sont pas foutu de résister eux même, il fallait bien que ce soit VOUS qui preniez les choses en mains. Votre objectif, pour arriver à votre but qui est de sauver le cul de tout le monde en bottant ceux des méchants triturés du ciboulot et endoctrinés, est de monter une barre de résistance propre à chaque régions pour foutre une branlée au Lieutenant de la dite région dans laquelle vous vous trouvez. John, Faith et Jacob ont chacun leur part de la carte et c’est à vous d’aller leur casser les couilles, c’est amusant puisque ça rappel un peu Ghost Recon Wildlands et Just Cause 3 (pour le côté no-brain du chaos). Foutre le bordel en accomplissant des missions principales et/ou secondaires, en faisant tout pété, en libérant des gens innocents, bref faire monter une barre de résistance, qui une fois arrivée tout les 25% de complétion débloquera immédiatement l’avancée de la quête principale qui s’attarde avant tout sur le lieutenant en place dans des cinématiques intéressantes. Ce n’est plus vous qui déclenche le marqueur de la quête principale, c’est lui qui viens vous chercher. Ça permet d’instaurer du rythme mais tape un peu sur votre liberté de mouvement. Bref, vous foutez le boxon d’une région jusqu’à déclencher la quête qui vous permettra de mettre une tannée au Lieutenant en place et ainsi de suite. Pour ma part, j’ai direct attaquer la région de John Seed puisqu’en aillant lu le roman au préalable, je pensais revoir un personnage bien précis : William Boyd le chasseur trappeur et… Je le cherche encore, même si j’ai été plus que servi. Ce n’est pas tout à fait ce que j’exigeais de Far Cry 5 mais au fil de mon exploration, j’ai fini par trouver une petite référence à Boyd qui fait immédiatement mouche. Pareil pour Mary May, ce qui lui arrive dans le roman est évoqué dans le jeu et fait son petit effet sur moi. Bon, je repasserais sur le fait que ça se trouve dans les documents à lire dispersés un peu partout, ce que plus personne ne fait puisque la majorité des « joueurs » en ont rien à branler (ou ne lisent pas ou ne savent pas lire, c’est aussi possible) mais quand même. Du point de vue scénaristique pur et dur, pour moi, Far Cry 5 est semi-moyen. Semi-moyen, tant pis si le terme est louche, puisqu’il y a effectivement du matériel de départ en béton armé mais, à l’instar encore de The Division,  le résultat final fait peine à voir. J’ai lu certains avis qui disaient que c’était bien plus mature, bien mieux écrit que les précédents opus et ce n’est pas totalement faux d’ailleurs. Néanmoins, étant donné que ces moments sont bien trop rares et bien trop espacés entre eux que j’ai envie de dire fort heureusement que c’est « bien écrit ». Qu’on se comprenne bien, je ne souhaite pas transformer Far Cry 5 en JV ultra intelligent à base de critique acerbe des sectes et compagnie mais le peu qu’il y a comme matière dans ce énième Far Cry ne vole pas vraiment haut, comme d’habitude avec Ubisoft ces dernières années de toute façon. Un bon sujet sur le papier, c’est tout juste bon à retenir les gens, sans vraiment aller plus loin. Néanmoins, encore une fois, Ubisoft se rattrape à la dernière branche avec un personnage féminin qui fait non seulement le taf mais qui porte le jeu, volant même la vedette au Padre. Cette demoiselle, ce n’est pas Mary May (quoi que un peu vite fait, surtout dans le roman), mais Faith. Pour moi Faith, c’est le personnage qui mérite le détour à elle toute seule tant elle est d’une classe absolue. Que ce soit dans les propos tenus ou même dans sa personnalité, j’ai  été servis dans ce que je venais chercher. Bref, merci aux personnages féminins, hein Ubisoft ?

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Far Cry 5 et Emmanuel Macron, même adage : quand tout change qu’au final rien ne change

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Fini les phases de cueillettes de plantes. Fini la mini map en bas de l’écran, fini le farming de peau de bête pour la confection de vos sacs. Fini les tour radio à grimper pour découvrir l’ensemble de la carte. Fini le Dj d’une radio qui parle « vrai » (disparition de la feature que j’aimais le plus dans Far Cry 4, les propos acerbes tenus par Ravi Ray Rana qui apportaient un peu d’intelligence selon moi). Fini, adieu. Dîtes bonjour à la barre GPS en haut de l’écran qui vous renseignera sur les lieux importants, emprunté à un certain Skyrim (pour ne citer que lui), à l’achat de kit de soin, au modèle économique de revente de peau de bêtes pour le blé et l’obligation de se promener et de parler aux différents pnj pour activer tout ce qui doit s’activer. Fort heureusement, les pnjs les plus importants (qui vous donneront les infos essentielles sont signalés par une icône correspondant aux dîtes info au dessus de la tête, ouf). Tout ça favoriserait l’exploration selon Ubisoft. J’ai bien envie de dire oui. Oui mais, puisqu’il y a un mais. Quand vous arrivez dans une région, celle ci est occupée par les forces d’Eden’s Gate. Ce qui signifie que pas un moment ou presque, vous ne serez tranquille. Par contre, une fois libérée, je trouve que les changements apportés dans ce Far Cry 5 peuvent s’exprimer avec brio. Tout en sachant qu’il vous reste quelques objectifs à remplir, vous pouvez très bien prendre le temps de vous promener en tout tranquillité et j’avoue qu’être tranquille pour pêcher, chasser et se promener pour juste se promener, c’est plutôt cool. Donc oui, en effet, l’exploration et le fait de pousser le joueur à été étudié mais une fois que vous avez libéré la région en question, ce qui est un paradoxe. Pourquoi est-ce qu’avec les productions d’Ubisoft de maintenant, c’est toujours la croix et la bannière à chaque JV ? Est-ce que tu retiens les leçons de tes œuvres précédentes, ce qui doit être corrigé ou retravaillé pour permettre aux prochains opus d’être meilleur ? La réponse est clairement non Ubisoft et à un moment, il y en a ras le derrière.

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Le menu des défauts pour la table une, deux trois bienvenue din eul Montana là

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La partie des défauts est assez garnie j’en ai peur. Au niveau du gameplay, aucun changement. Pour celles et ceux qui pensaient qu’Ubisoft allait emprunter du côté de Rainbow Six Siège pour la question de se pencher debout sans forcément se foutre contre un mur, vous pouvez repasser, c’est absent. Quand bien même, Far Cry 5 est censé être arcade, cet ajout aurait été une excellente idée. Le système de compagnons est là encore complètement à revoir. Vous avez droit à un système de compagnons, humains comme animaux, avec toute et tous une spécialité. Le chien Boomer qui vous rapporte une arme ou des denrées utiles, complètement over-cheaté pour la chasse au passage, la snipeuse, que je trouve énervante avec ses réflexions me donnant envie de lui fourrer un coup de crosse dans la gueule, le pilote d’avion qui mitraille et bombarde avec quelques blagues un peu mignonnes par moment, tous ont une utilité bien spécifique et des lignes de texte (sauf les animaux cela va de soi), sauf que rien n’est dynamique. Quand un de vos compagnons meurt ou que vous vous êtes promenés un moment en véhicule, vous devez non seulement attendre un peu pour qu’il soit à nouveau disponible (seulement en cas de mort, je le précise) mais en plus, vous devez partir dans le menu dédié et réactivé vous même le dit compagnon. En terme de confort de jeu, on repassera. Cela dit, Nick Rye, le pilote d’avion et Boomer font le taf. Etant donné que pour Nick, il ne craint que les avions et hélicos de la secte, il est virtuellement invincible, du coup, hé bien j’en ai fait mon compagnon attitré. On repassera cela dit sur son essence illimité, je n’imagine pas la taille du réservoir… Pareil pour Boomer, vu qu’il est méga balèze pour la chasse, il est très pratique, histoire de se remplir vite fait bien fait les poches de dollars (la chasse étant l’un des moyens de se faire du blé). Quand on décide aussi de se faire un plan pêche (avec les poissons hein). Je n’ai jamais été tranquille, toujours ces connards d’endoctrinés pour me tomber dessus avant que je ne puisse choper mon maudit poisson. Faudrait qu’on leur explique calmement que non, il n’y a pas que les triturés du cerveau par une secte qui compte dans Hope County, on peut se poser deux minutes pour choper la poissecaille putain. M’enfin, l’astuce de tous les buter pour pêcher son poisson est singulière, m’enfin c’est le Montana, il ne faut pas chercher plus loin (bonjour le cliché !). La partie infiltration est pour moi, à revoir dans l’urgence. Alors que ça fonctionnait plus ou moins bien dans Far Cry 4, ici, ça ne marche tout simplement pas. J’ai beau avoir mon fusil de sniper et mon arme de poing en silencieux, avec des techniques d’approche en silence, je me fait toujours repéré dans les camps. Ça finit, hélas, à chaque fois en bonne grosse baston bien énergique. On repassera donc sur cette IA omnisciente et détectant le joueur partout, tout le temps… Au niveau de la technique, alors oui c’est un Open World et que du coup, pour repéré les bugs et cie, ce n’est pas évident pour le studio mais en 2018, on a encore des bugs au niveaux des déclenchement de script, oui vous lisez bien. Là encore, Ubisoft, est-ce que ça vous arrive de jouer à vos jeux avant de les commercialiser ou pas ? Il y a aussi quelque chose que je ne m’explique pas : nous incarnons donc un des adjoints du shériff de Hope County, jusque là, tout va bien. Donc du coup : où est notre maison ? Nous sommes censé être un habitant de la région, non ? A moins de dormir dans le commissariat, je ne m’explique pas cette errance scénaristique. Hé oui, un détail à une importance relative dans un scénario, quel qu’il soit.

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Mais oui tu est beau et avec des qualités, ne pleure pas, ton papa (Joseph) est près de toi

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J’avoue, depuis tout à l’heure, Far Cry 5 en prend plein la gueule mais rassurez vous, il y a quand même du bon dans ce énième opus. Graphiquement, Far Cry 5 nous offre une bonne partition de son moteur graphique Dunia Engine. C’est super beau, avec des effets de lumière ici ou là, des panoramas vraiment superbes. Quand bien même, il n’y a aucune gestion de la météo dynamique (pas de pluie mais un cycle jour-nuit), Far Cry 5 assure le show comme dirait l’autre. J’ai aussi un gros coup de cœur, celle de la bande son. Celle du menu de la carte est superbe et elle me reste en tête, la console éteinte. Mais il y a aussi celles dans les radios des véhicules où beaucoup de titres ultra connu sont de la partie. La Version Française du jeu s’en tire aussi plutôt bien et fait le travail. Du côté de la technique, avec un petit patch day one, j’en parle plus haut, c’est différent d’une expérience à une autre, d’autres ne se plaigne pas ou n’ont rien rencontré de problématique, pour ma part, j’ai eu des scripts qui ne se déclenchaient pas et d’autres petits bugs mineurs qui n’ont pas impactés mon « aventure ». Il y a également la partie des combats aérien que j’apprécie vraiment beaucoup et qui ajoute quelque chose d’assez solide en terme de nouveauté pour changer les habitudes. De plus, il y a l’implémentation des caches de survivaliste. Partout où vous irez, les PNJ vous parleront de caches renfermant des denrées précieuses qui vous aideront dans votre quête. Une fois sur place, vous devez trouver le moyen d’y entrer et je vous avoue que j’adore ça. Cela apporte son petit lot de mystère et d’aventure. J’aurais aimé en avoir un peu plus, même beaucoup plus qu’il n’y en a déjà, ça ne m’aurait pas dérangé. Ce qui fait un peu de bien dans ce système de caches puisque ça casse la routine qui revient sans cesse depuis Far Cry 3 et je trouve que c’est dans le ton de la saga. J’insiste réellement sur cette feature puisque pour moi, c’est la seule bonne chose de vraiment nouvelle, qui soit assez forte pour porter l’intérêt que j’ai pour ce Far Cry 5. Un mot aussi sur l’écriture, quand bien même elle est en dent de scie, elle se montre vraiment appréciable notamment sur Faith justement. Il faut le dire quand c’est bien.

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Verdict

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Ubisoft avait insisté sur les changements apportés dans ce Far Cry 5 et le contrat est à moitié accompli. Far Cry 5 reste dans la lignée empruntée depuis Far Cry 3 et reste toujours aussi efficace en essayant tout de fois de casser ce sentiment de check list que nous pouvions ressentir devant Far Cry 4 et Far Cry Primal. J’insiste à mon tour sur le fait que Far Cry 5 reste toujours aussi jouissif que ses aînés, en cassant les habitudes et en nous offrant une atmosphère et une ambiance qui fait du bien. Je le dit de façon ferme et catégorique : Far Cry 5 est un bon JV, puisque dire le contraire serait un peu injuste vu le travail abattu par le studio. Néanmoins, comme avec AC Syndicate à son époque, il est temps pour la saga Far Cry de prendre un peu de vacance afin de tout changer en profondeur et pas avec des nouveautés mineures censées colmater les petites fissures ici ou là. Ubisoft, tu sais quoi faire maintenant. Parce que les patchwork de tes productions internes à outrance, au bout d’un moment, j’en ai ras le train arrière, surtout pour le prix demandé à chaque sortie.

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Les + :

  • Le quatuor de vilains, groupe infernal qui vaut le détour
  • Gros coup de cœur pour Faith
  • La région fictive de ce Far Cry 5, magnifique
  • Une ambiance particulière qui se révèle surprenante qui conjugue atmosphère inédite et moments de pure déconne de bon aloi (le coup du Testival par exemple)
  • La pêche et la chasse, même si ça peut être cruel de dire ça, je trouve ces moments reposant
  • Le fait de pouvoir s’attarder dans une zone une fois nettoyée et de se rendre compte qu’effectivement, ça fait du bien, parfois, de se poser sans repartir à l’assaut immédiatement…
  • La bande son y compris celles dans l’autoradio
  • Le Widowmaker (vous comprendrez de quoi je parle quand vous ferez la région de John Seed)
  • La conduite des véhicules que je trouve maîtrisée et plaisante
  • Certains compagnons comme le chien Boomer ou Nick Rye le pilote, que je trouve charismatique et certains personnages comme Mary May que j’apprécie particulièrement (à cause du bouquin)
  • Seulement deux références aux événements du bouquin à trouver…
  • Les caches de survivaliste
  • Ni trop long, ni trop court (environ une vingtaine d’heure pour le finir)
  • Une progression moins mécanique que les précédents
  • Graphiquement, c’est vraiment superbe par moment
  • Les combats aérien
  • Rassurez vous, tout va très bien pour Far Cry qui fait toujours aussi bien son taf de défouloir en monde ouvert

Les – :

  • Je cherche toujours les « nouveautés » qui devaient je cite « rendre le joueur plus libre qu’auparavant en priorisant l’exploration »
  • Les détails scénaristiques sont en dlc ou comment ça se passe ?
  • La partie infiltration qui ne fonctionne toujours pas et qui bien souvent se fini en baston bien nourrie d’échange de coup de feu, de jurons, d’explosions, de coups de batte dans la gueule, dans l’amour et la paix de son prochain
  • Une technique un peu discutable par moment
  • L’inutilité de personnaliser son personnage
  • On incarne une coquille vide et muette, même Takar dans Far Cry Primal avait de la discussion…
  • Un peu moins répétitif que ses aînés mais vous savez qu’à partir du moment où vous avez nettoyer une zone, que vous répéterez peu ou prou la même chose pour les suivantes
  • Les micro transactions
  • Sorte de patchwork des JV interne à Ubisoft sans aucune folie ni amour du joueur
  • Ce sentiment de « bouffer » du Mc’do vidéoludique
  • Quand on se rend compte que le bouquin, qui ne vole pas haut lui aussi, se révèle plus intéressant que le JV, bah on peut dire à Houston qu’il y a un problème
  • … Les événements du bouquin, un peu ignorés dans Far Cry 5 et totalement optionnel, à trouver dans les documents à lire, ce qui est dommage

Son appréciation 

Tout dépend de vous en ce qui concerne ce Far Cry 5. Si comme moi, vous connaissez la saga de longue date et que ça ne vous gène pas de rejouer à la même chose que les précédents, vous pouvez foncer sans problème puisque Far Cry 5 est vraiment « bon ». Puisque oui Far Cry 5 est plutôt bon. Sinon, vous allez vous retrouver avec une énième suite qui fait toujours aussi bien ce qu’elle sait faire en temps normal, mais ce n’est pas avec cet opus là que vous aurez du changement. Le travail est semi-bien fait du côté du studio mais la formule Far Cry tourne en rond une fois de plus et pire, n’ose pas prendre son courage à deux mains pour vraiment se renouveler… Donc à vous de voir : vous cherchez un Open World qui vous défoule durant une vingtaine d’heures en laissant votre cerveau au vestiaire ? Soyez les bienvenus à Hope County. Sinon, fuyez vers autre chose, vous ne manquez pratiquement rien.

*Critique et screenshots réalisés à partir d’une version PS4 commerciale, achetée par mes soins.

Si jamais vous vous demandiez quelles sont les deux références au Prequel, sur William Boyd et Mary May, les voici, ce n’est pas vraiment du spoil vu que personne ou presque n’a dû lire le bouquin :

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Oh la la. Le jeu d’un côté me donne envie pour son univers. Mais alors les points que tu soulèves pour le côté scénario / écriture en bois ainsi que l’avatar muet. Ouch…

    Aimé par 1 personne

    1. Après ça reste mon avis. Je ne sais pas ce qui t’attire dans un JV mais si tu souhaite un bon scénario et une écriture un minimum correcte, ça risque d’être compliqué ici. Pour ma part, c’est pratiquement obligatoire pour que je puisse me divertir dans de bonnes conditions et je t’avoue que l’ayant fini hier, j’ai hâte d’être au 20 avril pour le revendre. À ce point là oui.

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