Critique de The Legend Of Zelda Breath Of The Wild

Sorti le 3 février 2017 en même temps que la Nintendo Switch, The Legend Of Zelda Breath Of The Wild nous raconte une énième histoire autour de Link, Zelda et le méchant vilain pas beau habituel. Pour la seconde fois de cette très longue saga culte, 32 ans, oui rien que ça, ce The Legend Of Zelda là nous propose un Open World qui nous promet une liberté et une aventure inédite, sur fond d’une histoire frôlant limite la fin du Royaume d’Hyrule. Pari réussi pour Nintendo ? Embarquez avec moi pour une Aventure Intimiste, où la Découverte, le Courage et l’Exploration ont retrouvées leur lettres de noblesse. 

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Avant de vous parler de Breath Of The Wild, sachez que je n’ai fait « que » deux The Legend Of Zelda avant celui-ci. The Legend Of Zelda Wind Waker sur Nintendo Gamecube que je n’ai pas tant apprécié que ça et The Legend Of Zelda Twilight Princess sur Wii que j’ai adoré, à tel point qu’il m’a laissé, encore maintenant, un souvenir impérissable. Néanmoins, j’aime cette saga dans son ensemble et le fait qu’elle ait une immense richesse et une longévité exceptionnelle tout en ayant réussi à se renouveler sans cesse pour ne pas tomber dans le piège de la suite facile à outrance. Voilà, c’est dit, mon avis reste celui d’un joueur qui ne connait pas par cœur cet univers mais qui le respecte profondément.

Un léger spoil sur un élément scénaristique est cependant à noter, il se trouvera dans la section « Les -« , à la dernière ligne, vous êtes prévenus 🙂

Hyrule martyrisée, Hyrule ravagée, mais Hyrule toujours sur ses pieds

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Tout commence par une voix douce, rassurante mais tremblotante qui vous invite vous, à travers un héros emblématique, connu et reconnu depuis 32 ans maintenant, à démarrer The Legend Of Zelda Breath Of Wild. Tout comme le personnage que vous incarnez, vous ne savez pas ce que faites ici, ni pourquoi cette voix s’adresse à vous de la sorte. Après être sorti de l’étrange lieu vous gardant en sécurité, vous faites vos premiers pas dans une nature luxuriante, sauvage, calme et s’étendant à des kilomètres autour de votre frêle personnage. D’ailleurs Hyrule porte les stigmates d’une guerre passée. Souvent, vous croiserez des bâtiments en ruine, des restes de villages aujourd’hui disparus cédant la place à une Nature maîtresse les pieds sur la table. Des décors variés, allant des forêts, aux plaines, aux montagnes enneigées ou non, au volcan et ainsi de suite, n’attendent plus que vous et votre curiosité pour vous révéler leurs secrets. Mais avant de se découvrir un talent d’aventurier premier de la classe, vos débuts sont éprouvants et exigeront de vous une concentration et une observation de tout les instants. C’est ainsi qu’après une rencontre fortuite et des épreuves retenues par des monuments d’une autre époque, d’une autre Civilisation, celle des Sheikah, aujourd’hui disparue, que vous débutez réellement Breath Of The Wild. Un début qui prend son temps et qui dépasse largement la dizaine d’heures si on se décide à explorer de fond en comble cette première zone, qui se révèle quand même bien grande mais qui est une entrée en matière en comparaison de ce qui vous attend par la suite. Ces fameux Sheikah, avant de disparaître, ont quand même laissés des petits « cadeaux » comme celle de la Tablette, meilleure amie de votre héros qui vous accompagnera partout (et qui pourrait être un parallèle assez amusant avec nos Smartphones ou même tout simplement la Switch et/ou Mablette de la Wii U). C’est ainsi qu’après avoir prouvé que vous étiez la personne de la situation que vous découvrez le début d’une longue histoire, qui s’étale sur des centaines d’années. Vous incarnez Link, de retour après un sommeil de 100 ans, résultat d’une défaite aux lourdes conséquences. Sauf que cette fois ci, l’échec n’est pas permis et Link et vous, avez une mission importante, beaucoup trop pour une seule personne : faire enfin tomber le mal absolu, la bête, le monstre, Ganon.

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Link, l’Hylien le plus tendance de ces trente dernières années (bientôt en couverture du Time)

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Bourreau des cœurs, épéiste émérite et aventurier le plus débrouillard du Royaume d’Hyrule, le Héros le moins bavard de l’écurie Nintendo à encore une lourde mission sur les épaules. Comprendre ce qui lui est arrivé, découvrir qui il est et surtout, surtout, aller mettre une correction au méchant pas beau et vilain Ganon, qui pour une fois, est plus intelligent qu’on ne l’aurait cru, puisque 100 ans avant les événements de Breath Of The Wild, avait tout simplement déjoué les pronostiques contre lui. Ganon aurait dû perdre, sauf que voilà le bougre s’est tapé tout le monde et à gagné, précipitant Hyrule dans la merde, Link aux repos et Nintendo à nous offrir un Open World de fou. Quand bien même, notre héros ne pipera aucun mot à travers cette aventure, il incarne ce que j’aime le plus chez un personnage principal, le courage et l’espoir (ouais j’ose le parallèle entre Link et Superman, ouais, au calme !). Même si au cours de votre aventure, vous rencontrerez des hommes et des femmes qui n’ont pas oublié qu’un héros peut échouer et qu’ils lui rappelleront sans cesse, car oui un Héros ne gagne pas toujours et pire peut douter de lui et de ses capacités. Link lui même ne s’épanchera pas sur son destin mais vous, joueurs et joueuses, le ferait à sa place, presque comme si Link était votre extension dans cette Hyrule virtuelle. D’ailleurs, et pour finir sur cette focalisation sur Link, Nintendo à dispersé dans tout Hyrule, un certain nombre de souvenirs qui prennent la forme de cinématiques conventionnelles qui sont à la fois magnifique mais aussi émouvante pour la plupart et qui vous révéleront donc les derniers instants de la vie passée de Link et d’une autre personne archi ultra connue, qui a son nom dans le titre de la saga et qui à le mérite de limite tirer la couverture sur elle. Ah Zelda… Princesse Zelda, je ploie le genou vieux de 32 ans (en vrai 28, bientôt 29 mais c’est tout comme) rien que pour vous, oh douce et courageuse Princesse Zelda <3. Oui j’en fait un peu trop mais je fait ce que je veut pis d’abord :p

Une galerie de personnages secondaires haut en couleurs et en caractère

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Link est certes seul dans Hyrule lors de ses explorations mais rassurez vous, vous ferez beaucoup de rencontres, avec des personnes vivant leur vie tout ce qui a de plus simple. Que ce soit dans de nombreux villages, relais ou sur la route, vous ferez la rencontre de PNJ criants de vérité, répondant aux aléas et la météo et de la journée. Par exemple, si il pleut, vous les verrez se plaindre contre cette pluie ou vous dire bonjour si vous les croisez de bons matins. Par contre, la nuit, apparemment tout le monde fait dodo sauf vous. Des PNJ qui vous donneront des quêtes annexes pour la plupart, d’autres qui tienne un commerce ambulant comme Terry ou qui ont pignon sur village en vous proposant des tenues, de la nourriture ou des flèches contre Rubis, la monnaie emblématique de la saga. Mais il se peut aussi que vous retombez sur des PNJ qui ne vous veut pas que du bien… Toute ces petites choses anodines contribue à rendre Hyrule vivant et crédible. Et encore là, je ne vous parle que des PNJ, attendez de partir à l’aventure dans Hyrule plus bas dans cette critique…

Une histoire. Un Open World. Mariage réussi ?

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Pour en avoir fait des Open World, je peut vous dire que j’en ai fait. Depuis pas mal d’années maintenant, le Jeu Vidéo moderne nous en a proposé quand même beaucoup, beaucoup trop même. Quand Nintendo nous sort donc que ce Breath Of The Wild serait un OW, le doute que ça se finisse en M&M’s était permis mais au final, Nintendo assure le show et pas qu’un peu. Déjà, il faut bien se rendre compte que le Royaume d’Hyrule est vaste. Très vaste. Trop diront certain(e)s mais en ce qui me concerne, sa grande taille me va à ravir. Il suffit juste de se promener et de se perdre pour se rendre compte que la vie y est présente, à chaque instant et donc non la map n’est pas « vide ». Néanmoins, remettons certaines choses dans le contexte qui lui est dû. Cette version d’Hyrule, quand bien même est une version luxuriante où la vie sauvage prédomine avant tout est une version Post Apocalyptique du Royaume. Puisque vous le verrez assez souvent, les ruines de temples et de bâtiments divers témoigne d’un événement tragique, dramatique et triste de l’histoire de ce Royaume. En vérité et c’est à vous de le comprendre mais Breath Of The Wild est une oeuvre vidéoludique Post Apocalyptique où les survivants et leur descendance doivent (sur)vivre dans un monde où le mal compte ses heures afin de pouvoir finir le travail et prendre le pouvoir une bonne fois pour toute. Mais comment imbriquer une histoire, un scénario dans un Open World ? Breath Of The Wild ne règle pas tout à fait le défaut inhérent au genre mais propose une solution temporaire. En effet, en ce qui concerne la trame principale, le jeu vous donne d’emblée vos objectifs et c’est à vous de décider quand vous les ferez. Vous pouvez prendre la décision d’aller mettre une branlée au problème prioritaire dès que vous sortez de la première région d’Hyrule. Oui sur le papier, c’est possible et pour avoir voulu tester ça par moi même, c’est impossible sauf si on à de la chance, beaucoup de chance (et aussi du talent et pas qu’un peu) mais soit, il faudrait donc être fou, talentueux et chanceux pour oser vouloir y aller d’entrée de jeu. Donc, est-ce que Nintendo à réussi à allier Open World et scénario sans tomber dans le cliché habituel ? Je dirais que oui grâce à des éléments scénaristiques surprenants qui s’adapte à votre avancée dans votre aventure. Un petit exemple parmi tant d’autres, les dialogues s’adaptent à votre avancée même si c’est pré-calculé, ce sentiment que deux aventurier(ère)s ne vivent pas du tout le même aventure se ressent donc fortement. Bref, vous et moi ne vivront pas du tout la même chose et c’est là que Nintendo à été le plus intelligent selon moi.

Se sentir aventurier, où comment un Open World s’assume enfin dans le plus grand des calmes

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Être habitué à faire en long et en large un Open World, c’est avant tout finir par adopter un Modus Operandi sacrifiant du coup un des éléments prépondérant à l’Aventure : la découverte. Encore une fois, pour en avoir fait une plâtrée, tout les Open World moderne sont identiques (mais je ne suis pas là pour balancer des noms), vous oblige à allez ici pour faire ça et on recommence encore et encore, et vous allez me dire que BOTW fait la même chose avec sa quête principale, ce qui est vrai, mais ça ne couvre que 5 à 10 % de ce que vous propose BOTW. D’ailleurs, la seule chose qui revient par rapport à d’autres Open World étant les Tours Sheikah qu’il vous faut escalader, un peu comme les Assassin’s Creed (ou même Far Cry depuis son 3ème épisode) afin de découvrir la région dans laquelle vous êtes (d’ailleurs atteindre le sommet d’une tour se mérite un peu par moment), mais elles ont aussi une autre utilité, étant donné que vous êtes en hauteur, vous pouvez, à l’aide de votre grande vue, observez la zone afin de trouver les points qui vous intéresse (ça peut être les sanctuaires, les relais, les villages ou une zone spécifique que vous voulez aller explorer). Concentrons nous donc sur ce premier monde ouvert de la saga. D’emblée, il faudra vous y faire, vous vous débrouillez du début jusqu’à la fin. Comment survivre, comment évoluer dans cette immense nature sans foi ni loi, comment optimiser son inventaire d’arme, d’arc, de bouclier, de denrée alimentaire, comment cueillir et ramasser ce qu’il vous faut, comment éviter de finir grillé lors des orages (et en tirer parti), comment gravir les montagnes quand il pleut (j’ai toujours pas réussi cela dit) et même encore mieux, comment cuisiner (d’ailleurs apprendre assez tôt les rudiments de la cuisine vous sauvera la vie lors des boss), rien n’est expliqué et c’est à vous de vous prendre en main (petite astuce, dans chaque relais, il y a une recette épinglée, si vous avez les ingrédients à portée de main, go !). Déjà de base, Breath Of The Wild rebutera d’emblée une certaine catégorie de joueuses et joueurs. C’est comme ça, pour survivre, il faut avant tout savoir s’occuper de soi et apprécié la compagnie silencieuse de la solitude. Néanmoins BOTW ne vous laissera pas totalement démunis et vous offrira au fur et à mesure de vos dix premières heures votre équipement premier, c’est à dire vos modules (ou pouvoirs) contenus dans votre tablette Sheikah. Entre deux sortes de bombes (carrée et ronde), un aimant géant, un module qui vous permet d’arrêter le temps sur une cible, le module pour faire jusqu’à trois blocs de glace à condition de la présence d’eau et votre appareil photo (d’ailleurs son utilité secrète est à découvrir et c’est pour le moins surprenant !), vous êtes parés afin d’évoluer comme il se doit dans Hyrule. Que ce soit pour accomplir des énigmes dans les Sanctuaires ou éviter de finir noyé dans la flotte (ou même récupérer un coffre gisant sous l’eau), vous sortirez énormément la tablette au cours de votre aventure. Sans oublier la fameuse paravoile bien évidemment, qui vous permettra de vous déplacer dans les airs, vous serez prêt pour vivre l’aventure de votre vie. Jamais, je n’ai ressenti un tel sentiment de liberté, lâché et abandonné au milieu de nul part et Breath Of The Wild force le respect rien qu’au niveau de ses ambiances où vous entendez le vent, le bois des arbres qui craque, les insectes et les animaux. Jamais un Open World tel que celui de ce BOTW ne m’aura fasciné à longueur de temps, jamais un Open World ne m’aura retenu autant que cette version d’Hyrule. D’habitude, un Open World réussit à me garder pendant une vingtaine voir même une trentaine d’heures avant de me perdre complètement, lassé par la vue de choses identiques à longueur de temps, faisant et refaisant la même chose pour faire quêtes principales et secondaires. Par exemple, avant de me plonger dans The Legend Of Zelda, je m’étais occupé d’un certain Assassin’s Creed Origins et je peut vous dire que malgré des graphismes magnifique pour le dernier AC, un fossé se creuse entre les deux tant The Legend Of Zelda à réellement compris comment mettre en scène un Open World. Après plus de 90 heures de jeu, je ne ressent aucun ennui et pire le sentiment de découvrir de nouvelles choses encore et encore ne m’a jamais abandonné. L’Open World de Breath Of The Wild respecte à merveille l’Aventurier qui est en moi, pire le flatte, le berce et le pousse à longueur de temps, presque comme si BOTW était taillé et développé pour moi et moi seul. Un mot, au passage, sur l’escalade pure. Vous pouvez escalader n’importe quelle montagne, à n’importe quel moment, à condition d’avoir l’endurance nécessaire pour le faire. Il n’y a aucun indicateur qui vous dit où vous devez monter. Si vous voulez ici et pas là derrière, vous le pouvez. Dit comme ça, ça n’a l’air de rien mais je vous garantis que c’est une Révolution pour moi, oui rien que ça. Toujours invité à le découvrir, à gravir cette montagne où aller voir ce qui passe sur les plages, les prairies, dans les endroits les plus reculés du royaume, le monde ouvert de BOTW est l’exemple à suivre, lui qui révolutionne, pour moi, les Open World, oui rien que ça, j’ose encore et j’assume parfaitement. D’ailleurs un souci du détail quand à l’environnement est à noter, surtout en ce qui concerne le désert d’Hyrule. Il faut prévoir la grosse chaleur en journée et le froid extrême la nuit. C’est encore tout bête mais là encore, ça fait mouche. Vous décrire la richesse d’une Hyrule ouverte et libre est difficile en soit mais alors que j’étais lassé et blasé des Open World en général, celui ci redistribue facilement les cartes et me réconcilie avec un genre sclérosé depuis quelques années maintenant.

Se sentir épéiste, où comment ressentir le vrai goût du combat et l’excitation avant, pendant et après la bataille

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L’aventurier qui sommeille en moi est archi ultra heureux de Breath Of The Wild. Qu’en est-il du guerrier ? Pour régler la question que vous devez sûrement encore vous poser, non Breath Of The Wild n’est pas un Dark Souls like. Ce n’est pas parce qu’au début du jeu que vous pouvez retomber sur des ennemis pouvant vous tuer en un coup, que forcément ça sent la trilogie From Software dans Hyrule. Mais ce n’est pas pour autant que Breath Of The Wild est une vraie promenade de santé. Vous pouvez toujours foncer comme un grand malade dans un camp de goblin, le nettoyer et reprendre votre route mais il faudra y aller avec une stratégie établie. Du genre, tuer les archers en premier lieu tout en esquivant les combattants au corps au corps, puis finir le boulot. Tout cela en prenant compte, pour moi, l’un des défauts de ce Breath Of The Wild : la faible durabilité de votre arme/arc/bouclier. Encore que la question de la durabilité n’est pas une mauvaise idée en soit, ça vous force à changer votre stratégie selon votre équipement de façon constante (vous n’attaquez pas un ennemi de la même façon avec une lance, une hache, un boomerang ou une épée par exemple) mais que votre équipement, après un faible nombre d’utilisation, puisse se briser purement et simplement, c’est réellement un gros défaut selon moi. Pourquoi n’avoir pas fait en sorte qu’effectivement votre arme puisse casser tout en implémentant une pierre à aiguiser à utiliser sur elle (conditionné par un certain nombre d’utilisation) si on veut la conserver comme à l’instar de la saga Monster Hunter ? D’ailleurs devoir se promener avec une dizaine d’épées sur soi n’est pas réaliste (je ne sais pas vous mais moi je ne le fait pas, il est costaud le Link !). Néanmoins, en terme de combat pur, chaque joute est un grand moment, plus votre adversaire est puissant, plus l’issue est incertaine et plus c’est excitant. Je suis mort un paquet de fois, parfois pour des broutilles mais jamais je n’ai pesté contre Breath Of The Wild et même pire que ça, je repartais immédiatement parfois en ayant appris de mon erreur, parfois non. Ce que j’avais adoré dans Twilight Princess, je l’ai à nouveau ressenti dans ce The Legend Of Zelda donc. Là encore, la partie combat est plus que réussie selon moi malgré ce souci de faible durabilité côté armes et bouclier…

Que donne cette version Switch en terme de technique et de graphisme purs et durs ?

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D’emblée, sachez que je n’y ai joué exclusivement qu’en mode portable, le dock étant resté dans le carton. En mode portable et casque sur les oreilles, Breath Of The Wild fut une claque de tout les instants grâce non pas à ses graphismes de fou furieux mais à sa direction artistique rappelant un peu les films d’animation de Miyazaki. Encore une fois, ce parti pris artistique fonctionne sur moi et j’ai tout simplement pris une petite claque. Les effets météo ne sont pas en reste puisque à chaque instant, la nature nous rappelle qu’elle est là, présente. Un levé ou un couché de soleil est toujours une invitation à la contemplation, un gros nuage de pluie qui débarque au loin et qu’on peut observer nous arriver dessus, tout ça grâce aussi au fait que Breath Of The Wild nous offre un panorama élargi, nous offrant la possibilité de voir l’Horizon de loin, de très loin même. Rien que ça, pour moi, ça change énormément la donne. Au niveau du son, là encore, avec un casque, c’est la teuf dans vos oreilles. Le bruit du vent, ceux des animaux, insectes et monstres en tout genre vous offre encore une immersion inédite, singulière et bon dieu que ça fait du bien ! De plus, la saga se dote pour la première fois d’un doublage français et la VF de la Princesse Zelda lui va tellement à ravir je trouve… Niveau bande son, mis à part le Main Thème, je trouve que l’Original Soundtrack n’est pas si percutante que ça. Elle est très bonne mais ça s’arrête là. Même si j’avoue avoir un faible pour la musique que nous entendons dans les relais. Douce, relaxante et apaisante, ça fait un petit effet à l’écoute, enfin en ce qui me concerne. Aucun bugs, aucun freezes mais des chutes de framerate ici ou là sont à noter (quand bien même, j’ai téléchargé les mises à jours). Certain(e)s diront que c’est grave, que c’est honteux, que Nintendo à chié dans le pot de miel mais en ce qui me concerne, je ne trouve pas ça si problématique que ça, vu qu’a côté de ça, le jeu nous laisse sauvegardé n’importe quand, où on veut, quand on veut (ou presque), pas besoin d’aller dans un endroit spécifique, ce qui nous permet, si on le désire, de petites parties entrecoupées de très longues sessions si on le souhaite bien entendu.

Verdict

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Si j’ai pris la Nintendo Switch, c’était pour ce Breath Of The Wild (ou du moins, histoire de bien commencer dessus). Je ne suis pas du tout déçu. Jamais un Open World ne m’avais autant absorbé, subjugué, captivé et perdu plus de 90 heures au minimum (mon temps de jeu durant l’écriture de cette critique). Ce The Legend Of Zelda Breath Of The Wild n’est pas qu’un énième monde ouvert au scénario classique de plus, mais une déclaration d’amour aux aventuriers, aux solitaires comme moi qui n’ont pas peur de se prendre en main pour survivre dans une nature sans foi ni loi. Une déclaration d’amour à l’amoureux du Jeu Vidéo qui sommeille en moi, une invitation à se rappeler qu’encore maintenant, alors que le Jeu Vidéo est sur le point de glisser vers une période qui sera probablement fatale envers la création artistique vidéo-ludique (et le JV solo dans son entièreté), que le Jeu Vidéo peut encore nous respecter, nous joueuses et joueurs. Nous respecter, nous aimer et nous dorloter autant que nous pouvons encore le faire envers ce média qui a tant de choses à nous offrir… The Legend Of Zelda Breath Of The Wild est un peu la lumière au bout du tunnel des Games As A Service, des micro transactions, des battle royale à outrance et des monde ouverts qui servent la soupe avec leur beaux paysages et leur absence d’âme, plus cahier des charge ultra strict que « vrai » JV. Bref, un grand Jeu, que dis-je, une bouffée d’air salvatrice dans un océan asphyxiant et enfin, une véritable leçon donnée par Nintendo. Enfin, un célèbre proverbe pourrait très bien résumer ce The Legend Of Zelda Breath Of The Wild : « Peu importe la fin, seul compte le voyage ».

Les + :

  • Un Open World immersif qui invite à l’aventure et à la curiosité de façon constante et sans faiblir
  • Une liberté ébouriffante, inédite et forte bienvenue qui fait un bien immense
  • L’épreuve de l’île Finalis (celles et ceux qui ont fait le jeu avant moi sauront de quoi je parle)
  • Un souci du détail extraordinaire et exemplaire
  • Un Open World qui révolutionne à lui tout seul le genre (bon courage pour ceux qui arrivent !)
  • Les valeurs partagées (le courage, l’espoir, l’amitié, l’amour, l’abnégation, la patience et etc etc) par ce Breath Of The Wild qui font écho à mon petit cœur
  • Une durée de vie longue. Très longue.
  • Link, la Princesse Zelda et les autres PNJ jouissent d’une écriture aux petits oignons
  • Un scénario plus intéressant que je ne l’aurais cru (si, si c’est possible)
  • Un Jeu Vidéo qui me respecte en tant que joueur et stimule l’aventurier ainsi que le combattant solitaire qui dort en moi
  • La cueillette et la cuisine, je peut vous dire que j’y ai passé pas mal de temps à me faire des petits plats et j’ai même adoré ça
  • Les différents bruits de la nature et des animaux, immersion garantie !
  • Les sanctuaires, il y en a plein et les énigmes ne sont pas si difficile que ça
  • Les donjons et le combat de boss en guise de cerise sur le gâteau
  • Le Main Thème épique et certains morceaux que je trouve reposants (comme celui des relais que je kiffe assez bien)
  • La Tenue de Prodige, ça change du vert habituel
  • Pour la première fois, la saga se dote d’un doublage VF (de très bonne qualité au passage surtout en ce qui concerne la Princesse Zelda qui lui va à ravir !)

Les – :

  • Quelques chutes de framerate ici ou là…
  • La faible durabilité des armes, c’est le gros défaut du jeu pour moi
  • Quelques intitulés de missions secondaire bien trop confus (du moins je trouve)
  • Une bande son en retrait et moins épique que je ne le pensais de prime abord
  • Les épreuves des sanctuaires qui utilise le Gyroscope de la Switch, c’est NON
  • Les Korogu, devoir se farcir 900 et quelques pour le 100%, faut arrêter les bêtises hein
  • ATTENTION SPOIL, ATTENTION SPOIL, ATTENTION SPOIL : vous rencontrerez assez tôt dans le jeu des voyageurs et voyageuses sans nom qui se sont convertis au culte de Ganon. Plutôt que de perdre leur temps à attendre que Link leur tombe dessus par hasard, pourquoi ne se sont-ils pas organisés et attaquer frontalement les différentes tribus qui peuplent Hyrule afin de « finir » le travail et de bien emmerder notre Hylien préféré ?

Son appréciation

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Il y a parfois des œuvres qui vous touche, qui vous reste en tête même après avoir éteint la console. Clairement et sans l’ombre d’un doute, The Legend Of Zelda Breath Of The Wild fait partie de cette catégorie de Jeu Vidéo qui arrive à aller au delà de ça. Véritable déclaration d’amour, BOTW ose se payer le luxe de m’offrir une grande leçon de JV, sans en faire trop, ni pas assez. Je lui pardonne aisément ses quelques petits couacs technique tant ça faisait longtemps, très longtemps, trop longtemps, qu’un JV ne m’avait pas autant déclarer sa flamme. Merci du fond du cœur Nintendo, merci Link, merci Zelda.

*Critique et captures d’écran** réalisés à partir d’une version Nintendo Switch commerciale, achetée par mes soins. **D’abord partagées sur mon compte Twitter, en attendant de voir comment je pourrais m’organiser autrement.

Mes attentes pour le prochain The Legend Of Zelda (petit paragraphe bonus)

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J’ai horreur de pronostiquer telle et telle chose et mis à part le fait que Nintendo compte bien se remettre à nous offrir de nouveau un Royaume en monde ouvert (info en béton armé), je vous propose mes quelques attentes dessus. Et non, promis, faut garder Link muet, parait qu’il ne faut surtout pas touché à cette feature capitale…

  1. Pourquoi ne pas incarner Zelda en lieu et place de Link (ou avoir le choix, avec du coup des changements dans le scénario et les dialogues) ?
  2. Supprimer directement cette faible durabilité des armes au profit d’une épée, d’un bouclier et d’un arc unique qu’il faudrait alors prendre soin (un système de barre de vie) avec une pierre ou un pouvoir spécial qui lui rendrait son aiguisement, sa protection ou son efficacité
  3. Supprimer ces maudites phases en Gyroscope de **** à la **** !
  4. Supprimer les noix Korogus. Devoir aller chercher 900 truc bidules, ouais non merci. Peut être mettre au point une sorte de collectible qui n’influe pas sur la complétion mais qui sert encore de la même façon que les noix Korogus ?
  5. Au lieu de faire un album de photo, pourquoi ne pas faire un recueil de recettes de cuisine ?
  6. J’aimerais bien un scénario plus sombre, plus mature (sans non plus tomber dans le trop mature)
  7. Pourquoi ne pas laisser se reposer Ganondorf/Ganon et mettre en scène une nouvelle menace qui, pourquoi pas, s’en prendrais à la Triforce ? Du style, un(e) revenant(e) du peuple des Sheikah, bien vénère, qui souhaite se venger des Hyliens…
  8. Pourquoi ne pas faire une sorte de système « monétaire », par exemple une banque en investissant dans tel ou tel échoppe et/ou fonder son propre village ou relais ?

 

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6 commentaires Ajouter un commentaire

  1. FlavienAlexz dit :

    – Papapapapapa, quel bel article, j’ai tout lu, lors d’un trajet en voiture, pour aller chez IKEA mais ça on s’en fout haha.

    Je suis tellement content que BOTW t’ai plu à ce point, je te l’avais dit, difficile de ne pas aimer tellement il est incroyable.
    Et voir des critiques comme la tienne, ça fait très très plaisir à lire. Content que tu sois entre guillemets, de retour.

    Vivement d’autres avis Switch de ta part l’ami, tu as un sacré talent de rédaction.

    Aimé par 2 personnes

    1. Merci Flavien, ton commentaire me fait tellement chaud au coeur, tu n’imagine pas ❤ En fait, à force de me relire encore et encore, je n'ai pas réussi à retranscrire fidèlement avec précision tout l'amour que je lui porte à ce BOTW mais je pense aussi que c'est avant tout une aventure personnelle dont il ne faut pas trop en dire et garder un peu de cette magie Hyrulienne en soi… ❤

      Aimé par 2 personnes

  2. Wow. Ça c’est un bel article. Tu m’as captivé alors que franchement je ne suis pas spécialement intéressé par BOTW ; mais au moins tu donnes plein d’infos que je cherchais à droite à gauche pour me faire une idée du jeu (j’ai testé chez un pote rapido mais pas suffisamment pour avoir une réelle perception de l’ensemble).
    Félicitations donc pour ton texte.
    J’avoue que ça ne me donnera pas plus l’envie d’y jouer (j’accroche pas au perso nu à l’univers, c’est comme ça) mais c’était cool de bien percevoir ta passion pour ce jeu.

    Aimé par 2 personnes

    1. Ça fait plaisir de lire ça ❤ J’ai réussis mon coup si ça t’a captivé 😇

      Aimé par 1 personne

  3. Crick dit :

    Je reste sans voix, comme quoi une petite pause revigore bien. Excellent article, on sent la passion et le plaisir de jouer à ce jeu. Ce même jeu qui m a glissé des mains….sans savoir si je m y remettrai.
    Article complet et plaisant à lire.
    Merci Mr l’augmenté 😉

    Direction l article concernant la switch maintenant

    Aimé par 2 personnes

    1. Merci pour ton commentaire ! Ravi de voir que la critique te fasse plaisir 🙂

      Aimé par 1 personne

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