[Ciné] Critique de Wonder Woman

Super héroine de légende chez DC Comics, née en 1941 et incarnée sur le petit écran par la magnifique Lynda Carter dans les années 70, Wonder Woman fut ré-introduite dans le bien trop sous estimé Batman V Superman. Maintenant dans son propre film sous les traits de la belle Gal Gadot, Wonder Woman est-elle toujours cette super héroine qui aura bercé mon enfance aux côtés de Batman, Superman, Green Lantern et J’onn Jonn’zz dans Justice League ?

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Le Synopsis

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Avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Le casting et la prod’

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Wonder Woman est réalisé par Patty Jenkins

Diana/Wonder Woman est jouée par Gal Gadot

Capitaine Steve Trevor est incarné par Chris Pine

Hyppoleta est incarnée par Connie Nielsen

Antiope est jouée par Robin Wright

La critique

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Wonder Woman est une origin story où on découvre comment Diana deviendra Wonder Woman. Née et élevée sur Themyscira, la princesse Diana affiche déjà un caractère fort dès son plus jeune âge. Contre la décision de sa mère, elle s’entraînera à se battre en secret. On découvre en même temps qu’elle, ses origines et la mythologie entourant les amazones, Zeus et Arès le dieu de la guerre grec. Alors adulte, Diana est témoin de l’intrusion d’un avion dans le dôme permettant à l’île d’être tenue secrète aux restes du monde. Le film se lance donc par les révélations du pilote, le capitaine Trevor, secouru par Diana, qui lui révèle que le monde fait face à la 1ère guerre mondiale et que les allemands sont sur le point de lancer une arme ultra puissante leur permettant de remporter le conflit. Convaincue que c’est l’oeuvre d’Arès, Diana quittera son île et accompagnera Trevor au coeur du conflit, afin de stopper le dieu de la guerre. Le film prend réellement tout son temps pour installer les différents personnages, leur motivations, leur personnalité, tout en se focalisant sur Diana, qui découvre le monde. Une Diana forte, indépendante, n’ayant pas sa langue dans sa poche et n’attendant personne pour agir. Elle y découvre que les hommes sont capables du meilleur comme du pire, notamment une scène où elle doit se rendre au front et y découvre les blessés qui y reviennent, une scène forte, où elle prend conscience que le monde à sombrer en plein cauchemar. Mais dès que le film décide de la jeter au coeur du conflit, toute la puissance, toute la grâce de Diana nous est projeté en pleine figure. Outre le renfort inestimable qu’elle apporte à l’armée, elle y incarne un symbole fort dans n’importe quel conflit : l’espoir. Au travers d’un exploit qu’aucun soldat humain n’aurait fait à l’époque, c’est à dire aller carrément dans un No Man’s Land, les soldats alors totalement abattu par la situation bloquée, sont regonflés à bloc, pendant que les allemands d’en face sont totalement dépassés par une Diana surpuissante. Ce genre de scènes sont là pour à la fois sublimer le personnage incarnée par une Gal Gadot totalement habitée, mais aussi nous exposer une réalité que nous connaissons toute et tous vis à vis de la guerre. Entre scènes d’actions absolument dingues et scènes plus intimiste, faisant la part belle aux personnages, Wonder Woman se révèle être un film inattendu pour moi. Sans parler du final qui dure quand même pas moins de 20 minutes, sur les 2h21 du film, avec un combat absolument dingue, qui ne fait pas que nous balancer une héroine et un méchant, mais se permet aussi d’y foutre un ou deux propos bien intéressants. Sans spoiler, Wonder Woman se révèle être une réussite du début jusqu’à la toute fin et j’ai encore du mal, après l’avoir visionné deux fois, à lui trouver le moindre défaut. J’ai oublier de rajouter que la bande son du film achève de sublimer la beauté de celui ci, il est toujours utile de le préciser quand l’OST d’un film ne sert pas qu’a faire de la musique et basta.

Après un Suicide Squad, à la qualité discutable, et un Batman V Superman roulé dans la boue et roué de coups par des gens n’ayant absolument rien compris au film de Zack Snyder, je m’attendais à un film ayant des relents nauséabonds sauce Marvel et… J’avais tort. Wonder Woman à des choses à nous dire, possède un fond de propos sous le coude, tout comme Batman V Superman en 2016 et ça fait du bien de voir que DC Comics/Warner Bros n’a pas cédé aux sirènes du divertissement abrutissant de son camarade Marvel. Wonder Woman, réalisé par Patty Jenkins est une déclaration d’amour au personnage né en 1941, la première super héroïne ayant vu le jour. Le choix de l’actrice, Gal Gadot, est là encore et je l’avais dit dans la critique de BVS, est toujours une aussi bonne idée, tant elle semble être née pour le rôle. On découvre à ses côtés un monde empêtré dans un conflit ayant fait des millions de morts. On découvre à ses côtés toute la richesse d’âme et toute la noirceur que les hommes peuvent faire preuve et on découvre à ses côtés qu’un symbole peut devenir une source d’espoir. A l’instar de BVS, Wonder Woman n’est donc pas qu’un simple film de super héros bête comme ses pieds, il incarne l’état de fait qu’un film de super héros se doit avant tout de nous raconter quelque chose, peu importe le message qu’il essaye de transmettre. En soi, Patty Jenkins l’a très bien compris et charge son film, la Princesse Diana de Themyscira, et le reste du casting, Chris Pine en tête qui joue le rôle d’un homme fort, bon et tiraillé entre son « rôle » de militaire et ambassadeur incongru du monde des hommes, de nous prendre conscience que nos actes, bon comme mauvais ont des répercussions. En soi, le message est vieux comme le monde mais il a une utilité. Non pas pour nous mais pour son héroïne qui, tel un papillon, se révèle au monde et se révèle aussi à elle même. Vous l’aurez compris, pour moi Wonder Woman est du même niveau, du même moule que Batman V Superman. Puissant, autant dans ses scènes d’actions que dans ses propos. Un film de super héros intelligent, à la portée aussi grande que la puissance de son héroine. Une réussite de bout en bout qui rédéfinit une fois de plus ce que devrait être un film ayant des hommes et femmes plus puissants que le commun des mortels : puissant et intelligent, tout le contraire d’un simple divertissement lambda en somme.

Ce que j’ai aimé

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  • Une Wonder Woman incarnée à merveille par une Gal Gadot majestueuse
  • Un film intelligent du début jusqu’à la fin
  • Une reconstitution d’époque assez bien foutue
  • Le reste du casting, Chris Pine et Robin Wright, surprenant de réalisme
  • Le combat final qui dure pas moins de 20 minutes non stop
  • L’original Soundtrack, sublime
  • Les scènes d’actions, grosse grosse claque

Ce que j’ai moins aimé

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  • J’aurais aimé que le film dure plus longtemps
  • Et… C’est tout.

Son appréciation

D’une profondeur inattendu, avec une critique sur les hommes mais aussi porteur d’un message d’espoir, Wonder Woman se permet le luxe d’être à la fois intelligent et spectaculaire. Avec une Gal Gadot sublime et surpuissante, ce Wonder Woman de Patty Jenkins n’incarne pas ce qu’il y a de pire chez Hollywood ni une régression du cinéma américain comme se complaît à dire James Cameron, mais représente notre pouvoir d’être capable de regarder en chacun de nous et d’y voir le bon comme le mauvais tapis au plus profond de notre petite personne.

 

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2 réflexions sur “[Ciné] Critique de Wonder Woman

  1. Et bien , le voila, enfin le film qui me réconcilie avec le DC universe Cinema, Aprés un inexplicable et inexcusable Suicid Squad, un batman vs superman sous Prozac, une pépite, Wonder woman qui dans lequel les studios n’aurait pas parié sur un tel succès. Je serais moins dans ta ligne concernant Chris Pine qui ne cesse, film après film, de m’énerver, mais pour le reste tout à fait d’accord. Le seul gros + qui manque à ce film et aurait totalement correspondu à l’origine des comics WW aurait été ce délice de la voir botter des culs de nazis, mais à l »ère marchandising, les jouets à la croix gammé n’étaient pas de bon gout.

    Aimé par 1 personne

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